Freud et la psychanalyse
« une imposture à
structure de géant[1] »
par Godeleine Lafargue
Docteur en philosophie
Extrait du « Cahier
Saint Raphaël » n° 71, juin 2003 : Psychanalyse, l'idole vacillante. (20B, pl. Dupleix, 75015 Paris). [http://acimed.free.fr]
La liturgie, l’idéologie, les manipulations et les
comportements des membres de la secte freudienne restaient ignorés du fait de
la rétention des informations depuis 80 ans. A lire ce qui a paru des
échanges épistolaires, on est pris d’un vertige et, ainsi que l’écrivait
Ernest Gellner, « on est en droit
de se demander si l’on étudie l’histoire d’une association scientifique ou si l’on
s’est égaré dans Le parrain ». C’était, dira le
psychanalyste français François Roustang, « au
sens propre, une bande de délinquants, ou un gang de tueurs »,
ou encore « une horde sauvage », selon les termes de
Freud, dont le but était l’élimination de la concurrence de sa pensée
unique[2]« .
Désinformation et totalitarisme de la pensée sont les
deux mots clés définissant l’histoire de la psychanalyse freudienne. Cela dans
un dessein précis : cacher l’une des plus grandes supercheries du siècle
dernier. Freud le maître, Freud le plus grand chercheur, Freud thérapeute
extraordinaire, voilà ce que nous entendons dire. Pourtant, ces éloges sont
loin de la réalité. Jacques Bénesteau, dans son livre
étonnant : Mensonges freudiens[3], nous livre les témoignages jusqu’alors cachés et
bien gardés par les cerbères de la psychanalyse. Il nous donne la véritable
image de cet homme fondateur d’une science qui n’a pas fini de faire des
ravages. Fort heureusement, le voile commence à se lever et peut-être sommes-nous
sur le chemin qui délivrera la psychologie d’un tel fléau.
« Un médecin malgré lui[4] »
« Échec » est le mot qui caractérise la
carrière médicale de Freud. Ses recherches commencent en 1877 sur le problème
des testicules de l’anguille. Après avoir disséqué plus de 400 spécimens de la
bête, il ne trouve rien. Puis, en 1878 dans le laboratoire d’anatomie
expérimentale de Stricker, il travaille avec
acharnement durant six mois sur des glandes, sans aucun résultat. Stricker reprend son travail et réussit aussitôt. En 1879,
il met au point une préparation chimique permettant d’isoler les tissus nerveux
pour le microscope, sa découverte n’a aucun succès à l’extérieur du
laboratoire. Freud finit quand même par obtenir son diplôme de Docteur en
médecine en 1881, après 13 années d’études, il est en retard de trois années
sur sa génération. Sa carrière est alors en panne : travaux biologiques et
zoologiques avec Claus, assistant dans le laboratoire d’histologie de Brücke,
deux semestres en chimie chez Ludwig, trois mois en chirurgie chez Billroth, six mois en médecine interne, quelques mois chez Meynert au service des maladies nerveuses, puis au
laboratoire d’anatomie cérébrale, trois mois en dermatologie, quatorze en
neurologie, cinq en ophtalmologie, trois semaines en pédiatrie. Freud touche à
tout et ne trouve pas sa vocation. Il cherche la gloire. Il ne la trouve nulle
part. En 1882, la théorie des neurones lui échappe ; mais l’échec le plus
cuisant est sans doute celui de la découverte par Karl Koller
de l’anesthésie locale par la solution muriatique de cocaïne. Freud travaillait
avec lui dans le laboratoire de Stricker. Il passe à
côté de la gloire en raison de son absence durant l’été, trop occupé avec Martha Bernays. Freud ne digère
pas son échec. Il tente alors de faire d’autres découvertes sur les propriétés
de la cocaïne, dont il est grand consommateur. De novembre à décembre 1884, il
entreprend une série d’expériences pour évaluer les effets de l’alcaloïde dans
la force musculaire grâce au dynamomètre d’Exner. Son
rapport est publié le 31 janvier 1885, on y cherche vainement des
renseignements sur le rapport entre les doses de cocaïne ingérées (il fut lui-même
le sujet de son expérience) et les variations de la force. « C’était un
travail d’amateur, bâclé dans l’urgence du besoin de se racheter et de
rattraper le temps perdu »[5]. Vexé par ce deuxième échec, Freud essaye de
compenser ses insuccès et ses déboires en affirmant avoir déjà appelé bien
avant Koller l’attention sur les propriétés
anesthésiques de la cocaïne au niveau local. Il affirmera en 1934 dans une
lettre au Professeur Meller, lui avoir transmis son
idée.
Cependant, Freud n’en a pas fini avec la cocaïne. Il
essaye, après ses expériences sur la cocaïne et la force musculaire, de guérir
avec cette « potion magique » Ernst Fleishl
von Marxow devenu
morphinomane en raison d’un névrome sur le moignon d’un pouce amputé. Seule la
morphine pouvait calmer à l’époque les douleurs des névromes (prolifération
nerveuse terriblement douloureuse). Freud prétendit l’avoir guéri en quelques
jours de sa dépendance à la morphine (dérivée de l’opium) grâce à l’injection
de cocaïne. Or aux opiacées, il ajoutera chez ce patient la dépendance à la
cocaïne. Peu lui importe, la cocaïne, c’est formidable, et il la recommande à
tout le monde pour ses vertus euphorisantes et analgésiques, particulièrement
dans les maux d’estomac. Le 18 juin 1884, il écrit son célèbre article Über coca, rédigé à la hâte, bourré de fautes
d’orthographe, brouillon, se trompant sur la formule chimique de la cocaïne,
mélangeant les dates et les noms. Pourtant, sa réputation devient
internationale ; les deux continents font l’éloge de sa méthode de soins
des morphinomanies par la cocaïne. Freud édifie alors la société savante du Procédé-Freud destiné à soigner la toxicomanie à l’opium et
dérivés comme la morphine. Pendant ce temps, Fleischl
est dans un état lamentable au bord suicide luttant à la fois contre la
douleur, la morphine et la cocaïne. Freud le sait parfaitement, puisqu’il lui
rend visite régulièrement. Il écrit à Martha : « avec
Fleischl, les choses vont si mal que je ne puis me
réjouir d’aucun succès[6] ». Après avoir enduré d’horribles souffrances
pendant de nombreuses années, Fleischl finit par
mourir en 1891, et son portrait ornera le mur du cabinet de Freud jusqu’à la
fin de sa vie.
Le syndrome génito-nasal (?).
Après ces recherches sur la cocaïne, Freud finit par
ouvrir un cabinet en 1886 et se présente à l’Académie des sciences pour
présenter l’originalité et la révolution des thèses de Charcot sur l’hystérie
masculine et la névrose traumatique. L’auditoire d’experts en sait plus que
lui, et il ne démontre rien de nouveau puisque l’existence de l’hystérie
masculine est enseignée déjà depuis 20 ans. Freud développe des idées
démontrées fausses dans le passé comme le refoulement sexuel à l’origine de l’hystérie.
Le texte de l’exposé a, bien entendu, disparu, mais avec des recoupements de
différents documents historiques nous pouvons retrouver l’ensemble de la
conférence. Le problème est, dira Freud à Fliess, qu’il n’est « en
réalité pas du tout un homme de science, pas un observateur, pas un
expérimentateur, pas un penseur. Je ne suis par tempérament rien d’autre qu’un
conquistador – un aventurier, si tu préfères – avec toute la curiosité, l’audace
et la ténacité caractéristiques d’un homme de cette trempe[7] » . Freud, en réalité,
ne connaît rien à la psychiatrie, mis à part son stage de cinq mois chez Meynert en 1883, il n’a aucune expérience. « Il n’était
pas psychiatre selon les standards de l’époque, et ne sera pas considéré comme
tel par ses collègues ; mais il aspire toujours à ferrailler avec les
psychiatres officiels, surtout les meilleurs[8] ».
Notons enfin, pour clore l’évocation des échecs et des
manipulations de Freud (et la liste pourrait être beaucoup plus longue) le cas
de la pauvre Emma. Il faut savoir que toutes les lettres concernant cette
patiente ont été supprimées ou consignées aux archives de la Library of Congress de
Washington.
En 1893, Freud adhère à la théorie de Fliess sur la
névrose nasale. L’otorhino-laryngologiste établit une
liaison entre les tissus érectiles des fosses nasales et les muqueuses
génitales, supposés embryologiquement équivalents. Par cette liaison, il estime
avoir démontré dans 130 cas le rapport entre le nez et les manifestations de
névrose. « La névrose réflexe, explique Jacques Bénesteau,
donne des tensions musculaires, céphalées, sensations de vertige, intolérance à
l’alcool, cauchemars, problèmes d’estomacs, sexuels, respiratoires ou du rythme
cardiaque. La source de ces maux est soit dans le nez, soit génitale. La
masturbation est particulièrement redoutable[9] ».
Au même moment, Freud traite une patiente, Emma Echstein pour des troubles hystériques de « conversion »,
des douleurs gastriques et une dysménorrhée avec hémorragies génitales depuis l’adolescence.
La patiente rapporte ces perturbations à des facteurs organiques, mais Freud
refuse de l’admettre et ne demande aucun examen médical car la cause est pour
lui indiscutable une masturbation mal refoulée et conflictuelle. Freud
reconnaît là une névrose nasale et fait examiner sa patiente par Fliess. Ils
décident alors de l’opérer, c’est une première mondiale : une trépanation
d’un os des fosses nasales doit guérir sa névrose. Il s’agit de l’ablation du
cornet nasal moyen gauche. Un mois s’écoule la malade n’est toujours pas remise
et souffre d’un œdème facial, d’hémorragies nasales, de sécrétions purulentes
devenues fétides, de douleurs et d’un état infectieux. Le 8 mars 1895, Freud
décide de la faire ausculter par un médecin ORL qui lui retire lentement, après
inspection de la fosse nasale, une interminable bande de gaze d’au moins un demi-mètre oubliée par le professeur Fliess. C’est alors l’hémorragie
foudroyante. Emma est hospitalisée et finit par se remettre au bout de quelques
mois, mais plusieurs opérations sont nécessaires pour réparer les dégâts et la
mettre hors de danger. Pour excuser cette faute médicale majeure, Freud affirme
que ces saignements étaient hystériques et liés au désir sexuel inconscient d’Emma,
celle-ci se laisse convaincre. Emma deviendra la première femme analyste, ce
qui en dit long sur le pouvoir de persuasion de son maître. Cependant, Emma est
peut-être guérie des conséquences de l’intervention chirurgicale, mais
absolument pas de ses douleurs abdominales et des hémorragies génitales.
Désespérée, elle finit par consulter un médecin qui lui retire un énorme abcès
abdominal. Elle semble tirée d’affaire, mais Emma est toujours victime de
saignements génitaux. On lui retire la totalité de l’utérus. Diagnostic
fibromyome, tumeur bénigne du tissu musculaire utérin probablement responsable
des hémorragies cycliques depuis l’adolescence. Emma Eckstein,
cloîtrée, inactive et alitée en permanence depuis 1905, défigurée par la
trépanation de 1895, mourra en 1924 d’un accident cérébral.
Au sein de ces déboires, de ces fraudes, de ces
erreurs et de cette inexpérience chronique va naître la psychanalyse…
« Un conte de fée scientifique »[10]
Au printemps 1896, Freud vient d’inventer la
psychanalyse : « La nouvelle méthode révolutionnaire est
simultanément un traitement et un moyen de connaissance des moyens et des
origines inconscientes des psychonévroses[11] ». Dix ans après sa bévue à l’Académie des
sciences, Freud se présente alors devant les autorités de la Société de
psychiatrie et de neurologie de Vienne. Il y développe sa fameuse théorie
appelée par la tradition « Théorie de la séduction », selon laquelle
l’hystérie trouverait sa cause dans un traumatisme sexuel subi dans la petite
enfance. Il expose alors pour la première fois la psychanalyse appliquée à une
psychonévrose précise : l’hystérie. Cette théorie s’inspire de la méthode
de Joseph Breuer[12], qui n’eut jamais eu aucun succès thérapeutique
avéré. Dans 18 cas d’hystérie sur 20, selon une analyse minutieuse avec un
minimum de 100 heures d’analyse pour chacun, celle-ci déboucherait
invariablement sur des scènes d’abus refoulés. Freud serait parvenu à une
guérison radicale par une psychanalyse complète. L’auditoire reste sceptique.
Les psychiatres reconnaissent une part de sexualité dans les cas d’hystérie,
mais ils ne donnent pas l’exclusivité à cette explication. Cependant, les soi-disant
cas étudiés ne sont absolument pas développés dans sa conférence, Freud promet
alors une explication clinique de sa théorie avec une analyse complète et
détaillée. Mais jamais il ne le fera, et pour cause puisqu’il affirme lui-même
avoir inventé ces cas cliniques[13]. Dans les lettres à Fliess nous apprenons que les cas
de névrose sont devenus rares à sa consultation. À l’automne 1895, quelques
mois avant sa conférence, il se plaint de n’avoir à sa consultation que deux
névrosés qui ne progressent absolument pas. Comment peut-il se réclamer de 18
cas, avec plus de cent heures d’analyse pour chacun en quatre mois et demi ?
Il faudrait qu’il ait vu ses patients six jours par semaine pendant 12 heures
chaque jour. Or Freud ne travaille pas les jours fériés et suit d’autres
malades à cette époque. Tout cela est décidément invraisemblable. Et le comble
c’est l’abandon par Freud lui-même de la théorie de la séduction, en privé,
bien évidemment. Il l’annonce le mardi 21 septembre dans une lettre à son ami
Fliess. Entre autres raisons : les rechutes fréquentes et l’absence de
succès thérapeutique. « En 1896, la théorie de la séduction reposait
sur l’analyse complète de 18 patients. Dix-sept mois plus tard, il avoue que
pas une seule analyse n’avait été menée à bien, et ne revendique plus aucun
succès sur des hystériques qu’on recherche vainement[14]. »
Les fondements de la psychanalyse sont bien fragiles,
ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’à cette époque Freud est un grand
consommateur de cocaïne. Or une des conséquences de la prise de cette drogue
est l’altération du sens de la réalité. D’ailleurs, note Jacques Bénesteau, il n’est pas étonnant que le rêve ait une part
si importante dans la psychanalyse. A cet effet, il faut ajouter la conviction
d’une intelligence inépuisable, une surestimation de soi, la dispersion de l’attention
et de la mémoire. Comment découvrir une thérapie digne de confiance dans de
telles conditions ? Mais bien évidemment toute allusion à la prise de
cocaïne est dissimulée par Freud et ses cerbères. Freud est un véritable « charlatan »,
Frederick Crews affirme que
« si un scientifique se comportait de cette façon aujourd’hui, il
serait, bien entendu, renvoyé de son travail, perdrait ses fonds de recherche,
et serait déshonoré le restant de ces jours[15] ».
Seule la gloire et l’argent sont les mobiles de notre
grand chercheur ! D’ailleurs, il déteste les malades, comme il le dit lui-même :
« Les patients, c’est de la racaille, je leur tordrais bien le cou, à
tous » ; « sachez, en effet, que, dans la vie, je suis
terriblement intolérant envers les fous, n’y découvre que ce qu’ils ont de
nuisible », et « le mieux est de les mettre sur un bateau et
de les expédier, ils ne méritent pas le temps que nous leur donnons[16] » . Freud est
décidément un médecin raté.
Après l’échec de la théorie de la séduction, il
fallait trouver autre chose, ici intervient le fameux Complexe d’Œdipe qui pourvoie aux abus sexuels de l’enfance. La
cause de l’hystérie se situe maintenant dans le désir incestueux. Sophocle doit
se retourner dans sa tombe, lui qui n’a jamais voulu faire apparaître d’élément
sexuel entre Œdipe et Jocaste. Mais peu importe à notre thérapeute hors pair,
il avoue lui-même ne s’être jamais documenté sur la légende d’Œdipe.
Finalement, à partir de l’invention de la Méthode
psychanalytique en 1896-1897, seulement six cas cliniques ont ensuite été un
peu, mais très contradictoirement, explorés. Ce sont les cas retenus par Freud
pour une publication dans le dessein de démontrer l’utilité de la psychanalyse.
Personne ne comprend ce choix tant ces exemples sont peu significatifs.
Les victimes du freudisme.
Le premier cas est d’emblée éliminé, il s’agit d’un
cas d’homosexualité. Or selon Freud : « La psychanalyse n’est pas
appelée à résoudre les cas d’homosexualité[17] ». Le second concerne Dora en 1900. La pauvre n’a
pas supporté les élucubrations du soi-disant psychiatre. Elle mettra fin à sa
psychanalyse quelques semaines plus tard. Elle souffrait entre autres, comme
Emma, de troubles digestifs, attribués encore une fois à la masturbation. Elle
finit par mourir d’un cancer du colon. Freud admet l’échec, mais ne l’attribue
absolument pas à une erreur de diagnostic ou à une faiblesse de la méthode,
seule la malade est en cause.
Nous avons ensuite le double cas du petit Hans en 1907
et 1909. Bien que théoriquement immunisé contre les états névrotiques par une
éducation freudienne, le petit Hans souffre d’une névrose phobique à 5 ans :
la peur de la morsure d’un cheval révèle l’angoisse de castration. Ce modèle d’équilibre
en 1907 – développé dans un article de Freud – devient un modèle de perversité
en 1908. Le 19 mai, Freud déclare avoir définitivement guéri l’enfant. Il n’a
rencontré l’enfant que quelques instants, il dirige la psychanalyse par l’intermédiaire
de son père. Les affirmations de l’enfant, qui ne comprend pas très bien les
questions, sont interprétées par le père, puis corrigées par Freud pour éviter
les contradictions. À dix-neuf ans, Hans ne se reconnaît pas dans le récit de
son cas rédigé en 1909. Freud voit dans cette amnésie une nouvelle preuve de la
résolution de la névrose infantile.
Notre psychanalyste doit ensuite, pour le 26 avril
1908, préparer dans l’urgence une conférence de caractère historique pour
démontrer à la face du monde l’efficacité thérapeutique de sa méthode. Freud se
décide à présenter le cas de L’homme aux rats. Nous constatons une
indiscutable et sérieuse divergence entre les notes cliniques et le cas
officiel. « Ces distorsions manifestes font du cas officiel une
confabulation intentionnelle et une transfiguration mythologique savamment
orchestrée[18]. »
C’est ensuite le cas de Daniel Paul Schreber, ancien président de la cour d’appel, qui sombra
dans la folie. Malheureusement, Freud n’a jamais psychanalysé le malade. Il ne
s’agit pas d’une psychanalyse au sens strict, mais d’un essai interprétatif des
événements décrits par Schreber. Il s’agit encore une
fois d’une reconstruction mythographique, Freud ayant délibérément rejeté les
documents biographiques ou médicaux qui remettraient en cause son système de
pensée unique.
Enfin, le cas de L’homme aux loups considéré
comme le plus démonstratif, qui suivit une psychanalyse durant 70 ans (on se
demande où est la guérison !), par dix psychanalystes qui se sont relayés
jusqu’à sa mort en 1979. Il aurait été guéri successivement de plusieurs
maladies mentales. L’homme aux loups, ruiné par la révolution bolchevique fut
subventionné par le mouvement psychanalytique. Freud lui fournissait des livres
en quantité et organisait une collecte chaque année à Pâques. Puis, Kurt Eissler prend la relève et lui obtient une pension à vie
sur les fonds des archives Freud, en plus d’analyses gratuites, en échange de
son engagement pour la cause. Toutefois, il ne garda pas le silence jusqu’au
bout et finit par avouer le mal que lui avait fait la psychanalyse. Il garda
des troubles psychologiques durant toute sa vie. Six cas seulement sont à peu
près étudiés sérieusement par Freud, six cas absolument contestables, ce qui en
dit long sur l’efficacité de la Méthode psychanalytique. La psychanalyse est un
procédé développé sans aucune objectivité scientifique. Elle tient du rêve, et
des délires d’un homme imbu de lui-même, ne supportant pas l’échec, malhonnête,
et sous l’influence de la cocaïne. La psychanalyse n’a jamais fait ses preuves
et causa la perte de beaucoup de patients. Des malades parfois connus comme Marylin Monroe ont été victimes du freudisme, et se sont donné la mort, sans compter les psychanalystes eux-mêmes.
Jacques Bénesteau nous donne une proportion étonnante :
sur une population de 100 000 personnes, on estime qu’entre 10 et 30 personnes
se donnent la mort. Sur les 350 psychanalystes officiellement recrutés en
Europe centrale avant la seconde guerre mondiale, plus d’une vingtaine s’est suicidée. Nous pouvons en étant indulgent, considérer
cette fréquence de 20 psychanalystes sur 350, contre environ 20 pour 100 000
dans la population générale. Ceci signifie qu’il y a 285 fois plus de suicides
chez les psychanalystes que dans une population générale. C’est effarant ;
mais l’est encore plus la renommée du freudisme devant tant d’inexpériences, de
manque d’objectivité, de fantaisies, de fraudes et d’échecs thérapeutiques.
Nous nous rendons compte alors de l’ampleur de la
supercherie propre au système freudien. Beaucoup de lettres ou de conférences
ont été supprimées par Freud ou cachées par sa fille et ses disciples. Tout ce
qui peut desservir la cause est écarté. Malheur à celui qui, du temps de Freud,
disait du mal du maître. Certains ont eu leur carrière détruite pour avoir osé
critiquer le maître. Finalement tout comme Edmond Rostand disait du darwinisme
qu’il était « un conte de fée pour grandes personnes », le
freudisme est véritablement un « conte de fée pour scientifiques ».
Ces deux fameuses révolutions ne sont que des impostures à la stature de géant.
[1] Jacques CORRAZE, Préface, Mensonges freudiens, Mardaga, 2002.
[2] Jacques BÉNESTEAU, Mensonges freudiens, Mardaga, 2002.
[3] On a une idée de la main mise totalitaire des esprits par la propagande des psychanalystes qui imposent leur « politiquement correct ». L’auteur affirmera lors d’une émission de Radio Courtoisie avec Serge de Becketch le 30 mai 2003 qu’aucun éditeur français ne voulut de son manuscrit. Il fut obligé de se faire imprimer en Belgique.
[4] Siegfried BERNFELD, cité par BÉNESTEAU, p.179.
[5] Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 145.
[6] Lettre de Freud à Martha, 12/5/1884, lettre évidemment prohibée, cité par Jacques BÉNESTEAUX. A noter que ce dernier reçut, pour son ouvrage « Mensonges Freudien » et à l’unanimité, le ler prix de la Société Française d’Histoire de la Médecine en 2002.
[7] Lettre à Fliess, 1/2/1900, lettre éliminée ne se trouvant pas dans l’édition des correspondances entre les deux hommes, cité par Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 173.
[8] Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 180.
[9] Op. cit., p. 122.
[10] Krafft-Ebing, psychiatre faisant partie de la société de psychiatrie et de neurologie de Vienne, à l’occasion de la présentation de la « théorie de la séduction en avril 1896, cité par Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 254.
[11] Jacques BÉNESTEAU. Ibid.
[12] Breuer avait traité avec Freud le fameux cas de Anna O. (Bertha Pappenheim). Il lui avait appliqué la méthode dite « cathartique » qui consiste à verbaliser la souffrance psychologique, l’exprimer, prendre conscience de son origine et l’assumer. Elle fut ensuite traitée par Freud. Ce dernier sans vergogne se servit de ce cas pour appuyer sa méthode. Or la vérité force à dire que Anna O. ne fut jamais guérie ni par Breuer, ni par Freud. Cependant cet unique cas clinique sera « le premier mensonge historique » de la psychanalyse selon le mot de Roudinesco. Freud comme Breuer mentirent en effet dans leur ouvrage Etudes sur l’hystérie (Bibliothèque de psychanalyse PUF paris 1956). Pire encore : c’est à partir de ce cas que naquit le mythe freudien et sa méthode thérapeutique.
[13] Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 255.
[14] Ib., p. 257.
[15] Frederick CREWS, le 14/9/1999, dans une entrevue avec Harry Kreisler à l’université de Berkeley, accessible sur internet (http://globetrotter.berkeley.edu/people/Crews/crews-con0.html). La qualification de charlatan (quack) avait été déjà prononcée dans une prestigieuse revue de médecine par Raymond Tallis : « le verdict est constamment négatif : comme scientifique, métapsychologue et diagnosticien de la société. Freud demeure un charlatan « (Tallis, « Burying Freud « , The Lancet, march 1996 : 669), cité par Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 251.
[16] Cité par Jacques BÉNESTEAU, op. cit., p. 59.
[17] Über die Psychogenese eines Falles von weiblicher Homosexualität, p. 270. Cité par Jacques BÉNESTEAU, op, cit., p. 263.
[18] Jacques BÉNESTEAU, op, cit., p. 273.