L’indifférentisme religieux
Bienheureux PIE IX
Encyclique « Quanto conficiamur mœror »
aux
évêques d’Italie, 10 août 1863. (extraits)
Nous devons de nouveau
rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques
catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs
et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie
éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique.
Nous savons et vous savez que
ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant
avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de
tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent,
avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie
éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les
esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa
souveraine bonté et clémence, que celui qui n’est pas coupable de faute volontaire
soit puni par les supplices éternels.
Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Eglise catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Eglise, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne.
Iterum commemorare et reprehendere oportet gravissimum errorem, in quo nonnulli catholici misere versantur, qui homines in erroribus viventes et a vera fide atque a catholica
unitate alienos ad æternam vitam pervenire posse opinantur. Quod quidem catholicae doctrinae vel maxime adversatur.
Notum Nobis vobisque
est, eos, qui invincibili circa sanctissimam nostram religionem ignorantia laborant, quique naturalem legem eiusque præcepta
in omnium cordibus a Deo insculpta
sedulo servantes ac Deo obœdire parati, honestam rectamque vitam agunt, posse, divinæ
lucis et gratiæ operante virtute, æternam consequi vitam, cum Deus,
qui omnium mentes, animos, cogitationes
habitusque plane intuetur, scrutatur et noscit, pro summa sua bonitate et clementia minime patiatur, quempiam æternis puniri suppliciis, qui voluntariæ culpæ reatum non habeat.
Sed notissimum
quoque est catholicum dogma, neminem scilicet extra catholicam Ecclesiam posse salvari, et contumaces adversus eiusdem Ecclesiæ auctoritatem, definitiones, et ab
ipsius Ecclesiæ unitate atque a Petri successore Romano Pontifice, cui vineæ custodia a Salvatore est commissa, pertinaciter divisos æternam non posse obtinere salutem.