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| La Messe |
Cérémonial général pour les fonctions liturgiques
dans le rite de St Pie V
par François-Xavier Poupon et l'abbé J. Olivier
1ère Partie : A l'usage du maître des cérémonies p.7
- Le Saint Sacrifice offert à la Sainte Trinité, et en l'honneur des saints
- Ornements et ustensiles
- Le Missel
2ème Partie : La messe lue p. 11
- La messe lue servie par deux acolytes
3ème Partie : La messe solennelle sans ministres sacrés. p. 16
- Fonctions du maître des cérémonies
- Fonctions du porte-croix et des céroféraires
4ème Partie : La messe solennelle avec ministres sacrés.p. 32
- Fonctions du maître des cérémonies
- Fonctions du porte-croix et des céroféraires
5ème Partie : Les vêpres sans ministres sacrés. p.48
- Fonctions du maître des cérémonies
6ème Partie : Petits cérémoniaux. p. 56
- Cérémonial d'une messe de Mariage
- Cérémonial d'une messe de Requiem
Table des matières p. 63
Lettre
aux maîtres des cérémonies.
Chapitre I
Sur le rôle du maître des cérémonies.
1) Introduction
Le rôle du maître des cérémonies dans le rite romain peut être comparé à la fois à celui d'un metteur en scène et à celui d'un chef d'orchestre. Comme le metteur en scène, il devra adapter le rituel au lieu dans lequel se dérouleront les cérémonies en respectant strictement ce rituel, et décider des endroits où se dérouleront certaines parties des cérémonies. Comme le chef d'orchestre, il devra faire respecter le rituel en faisant répéter les servants de Messe et en les dirigeant ensuite dans le choeur.
2) Le maître des cérémonies et la liturgie
Afin que le maître des cérémonies puisse, avec dignité et précision, parachever sa tâche, il devra connaître et aimer la liturgie que l'Eglise a forgée depuis 2.000 ans. Il devra donc lire différents ouvrages à ce sujet, ce qui lui permettra de répondre aux questions qui lui seront posées lors des diverses répétitions.
Mais il ne devra pas oublier le côté spirituel de la liturgie. Il ne faut pas que les cérémonies finissent par n'être plus qu'une belle mise en scène sans aucun fondement religieux...
Ainsi, son rôle est de la plus grande importance. Empêcher que le célébrant ne soit distrait par quelque chose d'anormal ou déconcentré par une attente trop longue... Toute la finesse dans le gestuel permet une approche de la prière, et la beauté de ce rite amène le peuple des fidèles à mieux prier. Tout doit s'enchaîner dans la dignité (et, pour reprendre les termes de M. l'abbé Oppenheimer : "Si vous trompez, trompez-vous dignement !"). Il faut prendre conscience que l'on sert DIEU, le Roi des rois, par l'intermédiaire du célébrant.
3) Le maître des cérémonies et le célébrant
Bien que le maître des cérémonies doive s'occuper du bon déroulement de la cérémonie, il devra être très souvent près du célébrant pour le guider. Il lui faudra donc user de son autorité pour que le célébrant le suive partout où le maître des cérémonies le guidera. Entre le célébrant et lui doit se créer un lien de confiance absolue, presque de "parenté", non seulement pour le déroulement des cérémonies mais aussi pour les différentes parties du missel. Il faut que le célébrant suive le maître des cérémonies et non pas l'inverse. Le maître des cérémonies doit précéder les gestes du célébrant et toujours garder un oeil sur lui, sur sa tenue, afin que ses ornements soient correctement mis. Il doit répondre le plus distinctement possible aux prières au bas de l'Autel. Le célébrant doit pouvoir tout attendre du maître des cérémonies...
4) Le maître des cérémonies et les enfants de choeur
Avec les enfants de choeur, le maître des cérémonies doit se faire respecter et obéir ; il devra montrer l'exemple par le respect et l'obéissance manifestés par lui-même vis-à-vis de ses supérieurs. Il aura une tenue correcte, aussi bien dans la sacristie et dans le choeur qu'à la sortie des offices. Il devra motiver les servants, aussi bien les grands que les petits, les reprendre en cas d'erreur et les encourager en cas de réussite. Il n'oubliera pas qu'il est le chef des enfants de choeur et donc, qu'il en est responsable.
Il serait bon que le maître des cérémonies, au cours des répétitions ou à d'autres moments, leur rappelle qu'ils servent le Roi des rois et qu'ils sont donc les petits pages de la Cour... Mais il saura être patient et compréhensif envers l'excitation parfois légitime des enfants (nuit de Noël...) et se rappellera sa propre enfance turbulente dans le coeur !
Quels qu'en soient les motifs, le maître des cérémonies doit se dispenser de brutaliser les enfants de choeur et ne doit pas s'abaisser mais gardera toute sa dignité face aux événements ...révolutionnaires (!) de la sacristie...
Il devra, s'il le faut, après renvoi du ou des dissidents, avoir un entretien avec les parents concernés ou le célébrant supérieur. Par contre, il devra être paternel avec les plus jeunes, afin qu'ils ne soient pas terrorisés par "le maître des cérémonies". Il lui faudra également intervenir en cas de disputes internes et punir ou renvoyer, selon la gravité des faits, les récalcitrants.
Il est évident qu'une fois les servants habillés, les parents n'auront plus de commentaires à faire sur leurs enfants, sauf si le maître des cérémonies ne respecte pas ce qui a été stipulé plus haut. Le maître des cérémonies pourra écouter les parents, mais aussi leur rappeler avec courtoisie qu'il est le chef des servants de Messe.
Il s'interdira de "pistonner" l'un ou l'autre ; mais s'il se rend compte des capacités d'un des enfants de choeur, il devra le pousser un peu plus et accentuer la formation des autres. Il devra surveiller la longueur des soutanelles (au niveau des pieds) et donnera à chacun une fonction proportionnelle à sa connaissance liturgique. Il aura soin de faire tourner les rôles en fonction des dimanches et jours de fête.
5) Le maître des cérémonies et le sacristain
Il sera appelé à remplir quelques fonctions de sacristie selon le temps dont il disposera avant les cérémonies. Il devra, en cas d'urgence, aider le sacristain et le remplacer si ce dernier est absent. Il pourra résoudre, avec le sacristain, les éventuels problèmes matériels (ciboire, plateau de communion...).
Le maître des cérémonies étant au même niveau que le sacristain, il pourra prendre les décisions qui s'imposent à sa place (par exemple, absence ou inefficacité du sacristain). Enfin, il habillera SEUL le célébrant avec les ornements que le sacristain -ou lui-même- aura préparé. Pour cela, il doit connaître les couleurs liturgiques... Il pourra toucher le calice -avec beaucoup de respect- en se rappelant qu'il s'agit d'un objet consacré, contrairement au ciboire qui n'est que béni (attention : le maître des cérémonies ne pourra, EN AUCUN CAS, porter un ciboire plein d'Hosties consacrées).
6) Le maître des cérémonies et le chef de choeur
Afin que les chants et les psaumes s'enchaînent harmonieusement
au rituel de la Messe ou de l'Office, le maître des cérémonies
devra savoir, dans la mesure du possible, ce que la chorale ou le choeur
chante (introït, alleluia, chants en langue vernaculaire...) afin
de diriger ou non le célébrant vers la banquette et commencer
les processions au bon moment.
7) Le maître des cérémonies dans le choeur
En plus de son action liturgique, il devra prendre des décisions rapides et intelligentes. En cas, par exemple, de problèmes physiques, il pourra désigner un des grands enfants de choeur pour s'occuper du malheureux... ou pourra agir lui-même si cela ne gêne pas le bon déroulement de la cérémonie.
Il serait trop long de donner des exemples mais, quand le maître des cérémonies agit hors liturgie, il doit toujours être digne et réservé, ne jamais courir, ne pas éclater de rire, etc. Le silence, par contre, ne pourra guère être respecté : le maître des cérémonies qui, la plupart du temps, s'exprime en gestes (bien définis) sera amené à parler à voix basse, distinctement, toujours avec dignité.
Il pourra ainsi rappeler à l'ordre l'un ou l'autre des servants, ou leur indiquer, en cas de besoin, leur action liturgique prochaine. De plus, sa tenue vestimentaire doit être impeccable, la soutane à la bonne taille, tombant bien, des chaussures noires, un surplis bien arrangé...: en un mot comme en cent, jamais débraillé.
Il est de coutume que le maître des cérémonies claque dans ses mains afin que les Ministres de l'Autel se lèvent ou s'agenouillent tous en même temps. Un "clac" signifie qu'ils doivent se lever s'ils sont à genoux, ou faire une génuflexion s'ils sont debout. Deux "clac" signifient, quelle que soit leur position, qu'ils doivent mettre les deux genoux en terre ; pour les faire asseoir, un petit geste de la main suffit. Au sujet du célébrant et de ses Ministres, seuls le majeur et l'index tapent dans le creux de la main. Il est évident que plus le nombre des Ministres est élevé, plus le claquement doit être fort (toujours avec deux doigts).
8) Conclusion
Si le rôle du maître des cérémonies semble parfois apporter beaucoup d'honneurs, ce n'est que l'avers de la médaille, le revers en étant les très dures tâches qui lui sont confiées, qui VOUS sont confiées. Bien que la liturgie latine semble moins compliquée que d'autres, elle est exigeante par ses multiples gestes rituels qu'il faut effectuer avec justesse, efficacité et discrétion. C'est justement parce qu'elle n'a pas l'exubérance orientale et qu'elle est dépouillée, que chaque geste compte énormément. Etre maître des cérémonies demande d'être toujours PRESENT et VIGILANT. Il ne s'agit pas de ne pas prier, mais on le fait par l'accomplissement de la liturgie...
A certains moments, il vous arrivera de vous demander : "Pourquoi ai-je accepté d'être maître des cérémonies ?"... A d'autres moments, vous ne demanderez qu'à être maître des cérémonies... Par exemple, les douze heures de répétition de Pâques sont totalement harassantes et épuisantes. Mais le soir du samedi de Pâques... c'est la résurrection ! Quelle récompense que la magnificence de ces cérémonies de la Semaine Sainte ! (Et que de bons fous rires, ensuite, en se remémorant les bourdes que personne n'a vues mais qui nous ont paru monstrueuses !!!).
Ouvrages conseillés :
"La Messe commentée" par les moines de Fontgombault
"Lettre aux Capitaines", de André Charlier
"La réforme liturgique en question" et "Tournés vers le Seigneur" de Klaus Gamber
Chapitre II
Sur l'importance d'un cérémonial.
1) Introduction
AD MAJOREM DE GLORIAM ! Vous écrire sur l'importance d'un cérémonial n'est pas chose aisée, puisque le cérémonial est : La Messe. Alors quand on commence à parler de la Messe, à travers ses rites, à travers son histoire, et à travers sa définition... Mais d'abord qu'est-ce que la liturgie ? Voici ce que dit le pape Pie XII, dans son encyclique Mediator Dei en 1947 :"La liturgie est le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme chef de l'Eglise. C'est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son Chef et par Lui au Père éternel ; c'est en un mot le culte intégral du Corps Mystique de Jésus-Christ c'est-à-dire du Chef et de ses membres".
2) Sur le rite tridentin
Nous pourrions écrire des centaines de pages sur l'histoire du Concile de Trente, et les conséquences du refus de ce qu'avait affirmé l'Eglise (dont la terrible révolution qui voulu détruire la Foi en Dieu et l'Eglise sous des prétextes soi-disant humanitaires est l'une des plus terribles). Il faut déjà situer la codification de la Messe tridentine. Cette Messe fut promulguée le 19 juillet 1570. Elle n'avait rien d'une nouvelle Messe, ni d'un nouveau rite, mais fut élaborée nous dit la Bulle Quo primum, par "Des hommes érudits, s'étant instruit des récits des Anciens et d'autres autorités qui nous ont laissé des monuments sur les anciennes liturgies, et qui l'ont restitué... à la règle et au rite des saints Pères".
3) La Messe
Mais avant de pénétrer dans le rituel, il faut que vous sachiez ce qu'est la Messe, pour que vous puissiez vous rendre un peu compte de son importance et de sa beauté.
La Messe est un Sacrifice véritable offert par le célébrant agissant, par la vertu de son sacerdoce, "in persona Christi", c'est-à-dire à la place du Christ qui est à la fois le célébrant et la victime, à la Messe comme sur la Croix.
La Messe est en effet le même Sacrifice, mais non sanglant, que celui de la Croix. Ce Sacrifice a quatre finalités : c'est un Sacrifice de louange ; un Sacrifice eucharistique, c'est-à-dire une action de grâces ; un Sacrifice propitiatoire, c'est-à-dire qu'il nous rend Dieu favorable (affirmé de manière solennelle, sous peine d'anathème, lors de deux sessions du Concile de Trente) ; un Sacrifice impétratoire, c'est-à-dire destiné à présenter une demande.
La victime du Sacrifice de la Messe est Notre-Seigneur Jésus-Christ
réellement et substantiellement présent, dans son Corps,
son Sang, son Ame et sa Divinité, sous les apparences du pain et
du vin. Le changement de la substance totale du pain et du vin en le Corps
et le Sang du Christ n'est clairement et sans équivoque défini
que par le mot transsubstantiation, comme l'a rappelé solennellement
et sous peine d'anathème le Concile de Trente. (Voir aussi Catéchisme
de l'Eglise Catholique §1376).
4) Le cérémonial
Le cérémonial que nous avons réalisé avec les meilleurs livres liturgiques et respectant la dernière réforme nous concernant (1962) est divisé en six parties principales.
La première partie concerne ce qui manque le plus aux jeunes garçons de notre époque, et souvent d'ailleurs parmi ceux qui font des études poussées : une vue de la Messe plus spirituelle, qui rappelle l'importance des reliques sur l'Autel ; une leçon sur les ornements et les ustensiles, avec, pour les ornements, leur origine et leur signification symbolique ; enfin un chapitre sur le missel d'Autel afin que les garçons appelés aux fonctions de maîtres des cérémonies puissent préparer ce missel de façon rationnelle et précise.
Les seconde, troisième, quatrième et cinquième parties sont les cérémoniaux que nous avons estimés les plus importants et les plus courants. Nous avons essayé de les rendre le plus précis possible, en relevant les détails les plus intéressants. Nous nous y sommes attachés surtout dans le premier chapitre de la troisième partie : en effet le cérémonial du Canon est non seulement exactement défini quant aux fonctions du maître des cérémonies, mais, afin qu'il puisse suivre le célébrant, celles de ce dernier sont aussi, pour la plus grande partie, décrites ; en plus nous les avons agrémentées de citations et d'explications liturgiques, symboliques et spirituelles, pour que le maître des cérémonies ne remplisse pas ses fonctions sans en comprendre les tenants et aboutissant.
La sixième partie est plus générale, et s'attache à des sacrements importants comme le Baptême, le Mariage, ou la Messe de Requiem et l’absoute.
5) Raisons d'être d'un cérémonial
Nous y arrivons, enfin. Trois points nous paraissent importants : unité, connaissance, formation.
A) Unité. Il est évident que l'union fait la force. Mais en plus de cela, c'est la beauté du rite, reposant extérieurement sur la répétition des mêmes gestes que l'on apprend. Exactement comme les textes des lectures qui reviennent assez souvent, comme celles du premier vendredi du mois. En plus les fidèles seront de moins en moins distraits par les Ministres si ces derniers exécutent toujours les mêmes gestes. Nous vous donnons un exemple prosaïque : imaginez-vous au volant d'une voiture dont le moteur ne tourne pas "rond" : quelle tension tout au long de votre voyage, quelle crainte de vous retrouver en panne ! Et pour éviter cette situation, une seule solution : entretenir le moteur, c'est-à-dire réaliser toujours les mêmes vérifications, faire ponctuellement les vidanges, veiller au niveau d'huile, etc. Rien de plus fastidieux ! Mais si vous comprenez leur importance, vous ne bâclerez pas ces vérifications. Eh bien, le moteur, c'est, si vous voulez, la liturgie ; les mécaniciens sont les Ministres de l'Autel. Et les fidèles sont les passagers. Il est évident que la liturgie sur terre doit se rapprocher de celle, absolument parfaite, du Ciel.
B) Connaissance. S'il n'y a pas de "mode d'emploi" vous risquez de casser votre machine. Eh bien pour la liturgie c'est pareil. C'est l'imprécision qui fausse la liturgie. Vous devez, en tant que maître des cérémonies, connaître non seulement la fonction des autres Ministres, mais en plus la vôtre avec la plus grande précision ; vous devez, en plus, lire des ouvrages sur le sujet afin de pouvoir former.
C) Formation. Le cardinal Journet nous a dit : "La liturgie
et la catéchèse sont deux mâchoires de la tenaille
avec laquelle on arrache la foi." Voilà la raison essentielle d'un
cérémonial. Pour que tous les Ministres de l'Autel soient
dirigés par un seul, tous se mouleront sur un cérémonial.
Nous avons essayé de rendre celui-ci le plus fidèle au cérémonial
de toujours.
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Première partie
à l’usage du
maître des cérémonies
Chapitre I
Le Saint Sacrifice offert à la Sainte Trinité, et en l'honneur des saints.
Tout d'abord, il ne faut jamais perdre de vue que la Messe est un Sacrifice, c'est-à-dire un acte par lequel l'Eglise rend officiellement à Dieu, au nom de tous, un culte suprême d'adoration ou de latrie qui n'est dû qu'à Lui seul en vertu de l'excellence transcendante de son être divin de qui tout vient et à qui tout doit aller. Aussi la Messe ne s'offre-t-elle qu'aux trois Personnes de la Sainte Trinité.
Ce que le prêtre offre à Dieu pour reconnaître de la sorte son souverain domaine sur toutes les créatures, c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ Qui, par son immolation sur la croix, a rendu à son Père un culte infini d'adoration, d'action de grâces, d'expiation et d'impétration. Le Sacrifice de la Messe, en mettant sur l'Autel la Victime du Calvaire, nous permet donc d'adorer par Elle Dieu comme il convient, de Le remercier dignement de tous ses bienfaits, de L'apaiser pleinement par l'offrande du Sang de Jésus et de Lui adresser des requêtes toujours exaucées parce qu'elles sont faites au nom de celui qui, en montrant ses plaies glorieuses à son Père, intercède sans cesse pour nous au ciel et dans l'Eucharistie.
Et comme tous les mystères de la vie du Sauveur ont coopéré, en union avec le Calvaire, à nous sauver, l'Eglise en célèbre l'anniversaire au Saint Sacrifice de la Messe par les différentes fêtes du Cycle temporal ou Cycle du Christ.
Mais la Messe s'offre aussi en l'honneur des Saints comme le montre le Cycle sanctoral. L'on affirme par là que c'est au Sacrifice du Calvaire et à l'Eucharistie que les Saints doivent les grâces que Dieu leur a octroyées en si grand nombre. Et c'est honorer les Saints que de glorifier de la sorte l'oeuvre du Très-Haut en eux.
C'est faire aussi aux Saints un très bel hommage que d'unir leur souvenir à celui de Jésus à l'Autel. Et c'est ce qui se fait à l'anniversaire de leur mort, et chaque jour au Canon de la Messe. Membres du Corps Mystique du Christ, il convient de les associer au Sacrifice de leur Chef, puisque par leurs souffrances, et souvent par leur martyre, ils ont mêlé leur Sang à celui de cette divine Victime. Aussi l'Eglise encastre-t-elle les reliques des Saints, et spécialement celles des martyrs, dans les pierres d'Autel, à l'endroit même où l'on dépose l'Hostie sainte. "C'est toute la cité rachetée, dit saint Augustin, c'est-à-dire l'assemblée et la société des Saints, qui est le Sacrifice universel, et qui est offerte à Dieu par le grand Prêtre qui S'est offert pour nous dans sa Passion."
C'est rendre enfin aux Saints le plus grand honneur qu'on puisse leur
faire que d'offrir à Dieu en leur nom le Sang de Jésus
pour adorer le Très-Haut et pour le remercier, par
le Christ, de ses bienfaits à leur égard. Les Saints, très
désireux de glorifier la très Sainte Trinité, nous
sont reconnaissants de le faire à leur intention ; cela augmente
leur joie. L'efficacité de leurs mérites passés
et de leur prière présente est spécialement
accrue lorsqu'on les présente à Dieu unis intimement aux
mérites et aux prières de Jésus,
le Médiateur universel. Et c'est ce qui se fait spécialement
au jour de leur fête où l'on célèbre la Messe
en leur honneur. "En vue d'un si grand nombre d'intercesseurs, demande
l'oraison de la Toussaint, accordez-nous, ô Dieu, par Jésus-Christ,
l'abondance tant désirée de votre miséricorde". Dieu
agrée plus volontiers l'offrande du Sang de Jésus, faite
en quelque sorte, par leur intermédiaire.
sommaire
Chapitre II
Ornements et ustensiles.
1) Ornements
- Amict : voile qui recouvre le cou et les épaules. Il date du VIIIème siècle. A l'origine il se mettait sur la tête pour protéger du froid.
Symbolique : le casque de combat, soldat du Christ.
- Aube : à l'origine c'était la tunique romaine. Au VIème siècle, elle fut réservée aux fonctions liturgiques, brodée.
Symbolique : l'humilité, le Christ revêtu de la tunique par dérision.
- Cordon
Symbolique : la flagellation, et la chasteté.
- Manipule : à l'origine c'est un mouchoir. De plus en plus orné, il devient l'ornement du Sous-Diacre
Symbolique : travaux et fardeaux.
- Etole : à l'origine c'est une sorte de tunique de luxe, que portaient les riches matrones. On en a seulement gardé les bordures. Dès le VIIIème siècle, les Diacres, prêtres et évêques, les portent à l'autel. Il est obligatoire que l'étole soit ornée de trois croix.
Symbolique : pour le diacre : le joug ; pour le prêtre : son pouvoir lié à son évêque ; pour l'évêque : responsabilité totale.
- Chasuble : à l'origine c'est une sorte de poncho large et rond. Il devient petit à petit plus court, jusqu'à la chasuble romaine.
Symbolique : la charité.
2) Ustensiles
Sur l’autel : Sur la crédence :
1 Pierre d’autel 1 Plateau de communion
1A Nappes (x3) 2 Burettes
2 Croix d'Autel 2A Plateau
2A Cierges d'Autel(x4 ou x6) 2B Manuterge
3 Canons d'Autel (x3) 3 Clochette
4 Missel + lutrin
5 Calice
5A Purificatoire
5B Patène + hostie
5C Pale
5D Voile du calice
5E Bourse avec corporal
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Chapitre III
Le Missel
Voici un sujet qui a toujours été la terreur des maîtres
de cérémonie, c'est pourquoi nous avons décidé
de vous expliquer dans ce chapitre comment est conçu le missel et
ce qu'il contient.
1) Structure du missel
La première partie comprend les pages VII à XVII, c'est celle indiquant toutes les lettres, les décrets, les rubriques générales, la table temporale (1963 à 1999), le calendrier liturgique, le ritus servandus, tout ce qui concerne la préparation de la Messe, l'action de grâces, et l'ordre des encensements de l'Autel. Le ritus servandus, par exemple, est le rite que le célébrant devra accomplir sous peine de péché.
La deuxième partie est le Propre du Temps, c'est-à-dire tous les dimanches, du premier de l'Avent au XXIVème après la Pentecôte.
Ensuite vous trouvez l'ordo de la Messe, qui est suivi par les préfaces chantées, au ton solennel et férial, et de la préface chantée des défunts.
Puis une succession de préfaces : préface de l'Avent (ton solennel, ton férial), du Saint Sacrement (ton solennel, ton férial), de Dédicace (ton solennel, ton Solemnior, et non chanté), de St Jean-Baptiste (ton solennel, ton férial, ton Solemnior, et non chanté), préface des saints des églises Diocésaines (ton solennel, ton férial, ton Solemnior, et non chanté), préface des saints (ton solennel, ton férial, ton Solemnior), et enfin les préfaces non chantées.
Après c'est le Canon de la Messe. Puis les oraisons de l'Avent.
Suit le Propre des Saints, puis le Commun des saints paginé avec une*. Les Messes votives. Les oraisons diverses, par exemple pour demander la pluie. La Messe des défunts. Puis le Propre des saints pour des pays particuliers (pro Gallia : pour la France).
Le chant libre, c'est-à-dire les différents tons des Gloria ou Credo par exemple, les préfaces solemnior, les tons de l'Ite missa est.
Et enfin pour finir l'appendice, les bénédictions diverses, les séquences et les chants.
L'index général, et l'index alphabétique.
2) Comment se servir du missel.
Il faut d'abord savoir de quel saint ou de quelle fête c'est le
jour, ensuite la classe, et enfin mettre la bonne préface, chantée
ou non, au ton férial, solennel, ou solemnior. Pour le reste, mémoire,
jour de la férie, tout est normalement marqué dans l'ordo
de l'année. Pour connaître tous les détails, lisez,
de Paul DAILLIEZ S.J., les Rubriques Générales du Missel.
Deuxième partie
La messe lue
"Une seule messe glorifie plus Dieu
que ne le ferait le martyre de tous les hommes
unis aux louanges de tous les anges et de tous les saints".
Père de Foucauld, officier,
trappiste ermite au Sahara 1858-1916
Chapitre I
Pour simplifier, on parlera des acolytes de la Messe lue à la 3è personne : ils.
- Lorsque l'acolyte a les deux mains libres, il les joint à hauteur du coeur.
- Lorsqu 'une seule est libre, il la met sur son coeur.
- En absence de mouvement, le ministre de la Messe lue est toujours à genoux , se faisant ainsi le plus adorant et discret possible.
Sauf : pendant la proclamation de l'Évangile du jour et du dernier Évangile : il est debout, tourné vers l'Évangile.
Pendant la prédication éventuelle : il est assis à la banquette.
-On ne recule jamais, et on ne fait jamais de pas de côté dans un mouvement liturgique.
- Pour monter à l'Autel ou en redescendre, il faut toujours faire le tour sauf s'ils transportent quelque objet liturgique : en ce dernier cas, il prennent le plus court chemin. D'autre part, ils génuflectent lorsqu'ils passent devant la croix d'Autel. Quand un mouvement se fait sans passer devant la croix d'Autel, il n'y a aucune génuflexion.
Sauf : en redescendant du marchepied après la consécration, ils génuflectent ensemble avant de reprendre leur place à genoux devant leur canon respectif (par respect pour le Saint Sacrement désormais sur l'Autel).
- Les acolytes effectuent les mêmes inclinations que le célébrant simultanément, à chaque fois qu'ils entendent le mot qui commande l'inclination (ex : Oremus, Jesus, Maria, les parties du Gloria et du Credo qui demandent qu'on s'incline).
- Les deux acolytes doivent effectuer leurs mouvements communs avec une parfaite symétrie et un parfait ensemble ; de même pour les réponses à faire au célébrant.
- Ils se déplacent côte à côte et se retournent toujours l'un vers l'autre. L'acolyte de droite (côté Epître) est le plus digne : c'est lui surtout qui aide le célébrant à revêtir à la sacristie les vêtements sacerdotaux, l'acolyte de gauche assistant seulement si besoin est (par exemple pour l'aube et la chasuble).
-Ils vérifient toujours si tout est prêt dans le choeur
sur l'Autel et la crédence.
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Chapitre II
La messe lue servie par deux acolytes
A la sacristie
Ils s'inclinent devant la croix avec le célébrant.
Entrée
En entrant, l'acolyte de droite présente l'eau bénite au célébrant puis à l'acolyte de gauche.
Les deux ministres marchent côte à côte ; si le passage est trop étroit, celui de gauche passe devant de sorte que le plus digne soit toujours le plus proche du célébrant, comme c'est la règle dans toute procession.
Arrivés à l'Autel : les acolytes encadrant de près
le célébrant, génuflectent au bas des degrés,
soulèvent l'aube lorsque le célébrant monte à
l'Autel, et se mettent immédiatement à genoux in plano (c'est-à-dire
sur le sol).
Prières au bas de l'Autel
Les deux acolytes répondent au célébrant ensemble et distinctement. Ils s'inclinent profondément, en se tournant vers le célébrant pour le "Misereatur tui..." et, se replaçant face à l'Autel, toujours profondément inclinés, ils disent leur "Confiteor" : à "tibi pater" et à "te pater" ils se tournent simultanément vers le célébrant. A "Indulgentiam", ils se signent en redressant le buste.
Pendant la deuxième partie des Prières au bas de l'Autel
(Deus, tu conversus vivificabis nos...) jusqu'à ce que le célébrant
monte à l'Autel, ils sont légèrement inclinés.
Quand le célébrant monte à l'Autel ils soulèvent
son aube (main extérieure), puis se lèvent et sans génuflecter,
se placent chacun face à son canon d'Autel, à genoux sur
le premier degré s'il y en a plusieurs (sinon ils demeurent in plano).
De l'Introit à l'Epitre
- Aucun mouvement à proprement parler.
Mais :
- à l’Introït ils se signent en même temps que le célébrant
- pendant cette partie du Saint Sacrifice, ils s'appliquent à
répondre et à s'incliner quand et comme il le faut.
Evangile
A l'Alleluia ou au Trait, l'acolyte de droite se lève et, dès que le célébrant revient vers le milieu de l'Autel, il prend le missel, redescend, génuflecte au centre. Quand il se relève de sa génuflexion, l'acolyte de gauche se lève simultanément (et reste debout, sur place, pendant l'Evangile). L'acolyte de droite remonte à l'Autel et dépose le missel à l'extrémité gauche de l'Autel, missel tourné de sorte que le célébrant proclame l'Evangile vers le Nord. Puis redescend d'un degré, se tourne vers l'Evangile, debout, se signe ainsi que l'autre acolyte, en même temps que le célébrant. Au premier "Jésus" de l'Evangile, il s'incline et reprend sa place en face de son canon, écoutant le reste de l'Evangile debout tourné vers ce dernier.
A la fin de l'Evangile, les acolytes répondent "Laus Tibi Christe" et s'agenouillent immédiatement face à leur canon.
Si le célébrant prêche, ils s'asseyent à
la banquette pendant le sermon.
Offertoire
"Oremus" : ils viennent au centre, génuflectent, et tandis que l'acolyte de droite se rend à la crédence, celui de gauche monte à l'Autel, à droite du célébrant, pour recevoir de ce dernier le voile du calice qu'il plie en trois, pour ensuite rejoindre l'acolyte de droite qui a pris les burettes à la crédence et est revenu avec, côté Epître. L'acolyte de droite a le vin, celui de gauche l'eau.
Ils font alors : - inclination
- baisement de burette (ensemble).
Quand le célébrant a rendu sa burette à l'acolyte de droite, l'acolyte de gauche avance l'eau au niveau de la main du célébrant pour le signe de croix effectué par ce dernier sur la burette d'eau.
Quand le célébrant a rendu sa burette à l'acolyte de gauche :
- baisement des burettes (ensemble)
- inclination
- retour à la crédence, où ils prennent : l'acolyte de droite, le manuterge déplié, celui de gauche l'eau et le bassin, qu'ils présentent côté Epître de nouveau :
- inclination
- lavabo
- puis inclination de nouveau et retour à la crédence,
où ils déposent tout. L'acolyte de droite prend la clochette
et tous deux reviennent (après génuflexion au centre) en
face de leur canon.
Canon
Au "Sanctus", l'acolyte de droite sonne trois coups, sans roulement.
A l'"Hanc" Igitur (le célébrant impose ses deux mains sur les oblats) : un coup de clochette, et juste après, ils montent directement se mettre à genoux sur le marchepied à droite et à gauche du célébrant.
Un coup de clochette à chaque génuflexion de la Consécration, trois coups à chaque Élévation.
Pendant chaque Élévation, les deux acolytes soulèvent en outre légèrement la chasuble.
Après la dernière génuflexion du célébrant, ils redescendent, génuflectent ensemble, au centre, et reprennent leur place respective.
A la petite Élévation, le célébrant soulève
légèrement le Calice et la Sainte Hostie ensemble : un coup
de clochette.
Communion
Avant de communier, le célébrant dit trois fois : "Domine, non sum dignus...", et se frappe la poitrine : à ce dernier geste, l'acolyte de droite donne un coup de clochette au premier "Domine, non sum dignus...", deux coups au deuxième, trois coups au troisième ; après quoi, il se lève avec la clochette et va déposer celle-ci à la crédence où il prend le plateau de communion. Quand il est au coin de l’Epître l'acolyte de gauche se lève, tous deux se rejoignent au centre, génuflectent et montent s'agenouiller sur le marchepied, où ils peuvent recevoir la Sainte Communion ; après quoi c'est l'acolyte de droite qui accompagne, avec le plateau, le célébrant pour la communion des fidèles (il précède toujours le célébrant quand ils marchent tous deux, à l'aller vers la table de communion, comme au retour vers l'Autel) : il se tient toujours à droite du célébrant. Pendant ce temps, l'acolyte de gauche retourne directement à sa place, face au canon.
Après la dernière communion, l'acolyte de droite rend
le plateau au célébrant, le raccompagne à l'Autel,
soulevant l'aube quand le célébrant monte les degrés
(si le célébrant lui a laissé le plateau, il monte
le déposer sur l'Autel, à l'intérieur du corporal,
sans génuflexion).
Ablutions et fin de la messe
Quand le Saint-Sacrement est reporté au tabernacle, et celui-ci refermé, les acolytes se lèvent, génuflectent, et se rendent à la crédence ; ils prennent : - l'acolyte de droite le vin, celui de gauche l'eau, et reviennent côté Epître.
Quand le célébrant penche son calice, l'acolyte de droite monte directement à l'Autel et verse un peu de vin, puis retourne côté Epître.
Quand le célébrant s'approche d'eux, avec son calice :
- inclination
- l'acolyte de droite verse du vin sur les doigts du célébrant
- l'acolyte de gauche verse de l'eau sur les doigts du célébrant
- tous deux s'inclinent et vont reposer leur burette sur la crédence (s'il y a un ciboire ou un plateau de communion à rapporter à la crédence, l'acolyte de droite le prend à ce moment).
Puis, après avoir génuflecté au centre de l'Autel : l'acolyte de droite monte directement à l'Autel côté Évangile en passant devant l'acolyte de gauche qui se rend à l'Autel côté Epître. L'acolyte de droite prend le missel, celui de gauche le voile ; tous deux redescendent génuflecter au centre ; puis l'acolyte de droite monte à l'Autel côté Epître, en passant devant l'acolyte de gauche qui se rend à l'Autel côté Évangile. L'acolyte de droite, après avoir posé le missel (droit et sans tourner les pages) redescend côté Epître et attend, tourné vers le Nord, l'acolyte de gauche. Ce dernier pose le voile, présente au célébrant la bourse ouverte pour que ce dernier y glisse le corporal, lui donne ensuite le voile déplié, et enfin la bourse, ouverture vers la croix. Il redescend, et les deux acolytes se placent directement face à leur canon respectif.
Après la bénédiction, ils se lèvent au "Dominus vobiscum" du dernier Évangile. L'acolyte de droite est tourné vers ce dernier jusqu'au "Deo Gratias" auquel tous deux répondent. Quand le célébrant redescend, ils se rapprochent de lui à droite et à gauche, comme ils étaient au début de la Messe ; génuflexion tous trois ensemble, puis retour à la sacristie.
Là, ils saluent la Croix, se saluent mutuellement et l'acolyte
de droite demande la bénédiction en disant : "Jube Domne,
benedicere". Ils reçoivent à genoux et avec recueillement
la bénédiction ; après quoi, l'acolyte de droite aide
le célébrant à ôter ses ornements, en restant
à sa droite.
Troisième partie
La messe solennelle sans ministres sacrés
Ce chapitre sera plus long que les précédents puisque
la fonction du maître des cérémonies est la plus importante
et qu'il doit connaître toutes les fonctions des ministres de l'Autel.
Entre crochets [ ] l'on trouvera tout ce qui concerne l'asperges me, qu'il
faut ôter aux Messes solennelles, sans ministres sacrés, de
semaine et à celles du dimanche hors paroisse. Il peut y avoir,
au cours de différentes Messes, plusieurs mémoires, mais
seules l'oraison, la secrète, la postcommunion seront susceptibles
de changements.
Sacristie
1) Préparation de la Messe.
Le MC (c'est ainsi que l'on nommera le ministre affecté à la fonction de maître des cérémonies) devra arriver dans la sacristie au moins une demi-heure avant la Messe. Dans un premier temps il revêtira l'habit liturgique. Ensuite il vérifiera le missel et le mettra à la page du jour, en vérifiant également la préface et les mémoires. Pour les grandes fêtes il devra connaître les parties du Propre que chante la chorale pour, par exemple, indiquer au célébrant d'aller s'asseoir, ou d'enchaîner le mouvement de l'Evangile. Enfin il donnera une fonction à chacun de ses ministres, et vérifiera qu'il soit correctement habillé.
2) Assistance auprès du célébrant.
Il s'occupera alors d'habiller le célébrant, c'est là
que commence sa première action liturgique. Le célébrant
revêt l'amict, symbole du casque du salut qui défend contre
le démon; le MC se tient à droite du célébrant.
Puis MC lui présente l'aube - symbole de la pureté requise
pour célébrer les saints Mystères - de façon
que le célébrant n'ait pas à se baisser ; le cordon,
symbole de chasteté, se présente derrière le célébrant,
à la hauteur des reins, les pompons à droite ; le manipule,
symbole de la souffrance, du travail et des bonnes oeuvres, est baisé
par MC (à côté de la croix) qui le présente
au célébrant par la gauche exceptionnellement ; l'étole
à baiser semblablement que le célébrant croise, symbolede
la joie et de l'obéissance. [ Ensuite MC lui donne
la chape, symbole du poids des péchés ] ou la chasuble, symbole
de la charité.
Procession
MC met en place ses ministres comme suit :
Thuriféraire
Acolyte 2, porte-croix, acolyte 1
Les céroféraires (par paire)
Le clergé (en soutane et surplis)
MC
Le célébrant
[ Thuriféraire
Acolyte 2, porte-croix, acolyte 1
Les céroféraires (par paire)
Le clergé (en soutane et surplis)
célébrant MC (qui lui tient la chape avec la main extérieure) ]
Arrivée
Le TH génuflecte et se place devant la crédence, les ACO s'inclinent avec le porte-croix, et tandis que ce dernier va poser sa croix du côté Evangile, les ACO se tournent vers l'intérieur, déposent leur cierge au fond de la crédence. Les céroféraires feront une génuflexion deux par deux, et partiront du côté Evangile précédés par le porte-croix. MCse place à la droite du célébrant, clac simple pour que le célébrant fasse la génuflexion, et un clac général pour que tous les ministres se mettent à genoux.
[ Asperges
MC présente le goupillon au célébrant, en baisant
l'objet et la main du célébrant, puis lorsque le célébrant
a aspergé l'Autel, MC clac simple, et le célébrant
se lève, MC ayant le bénitier dans la main droite, il se
met à la droite du célébrant et lui tient sa chape
avec la main gauche. Le célébrant asperge l'assemblée
en commençant par les fidèles du côté Evangile.
Au Gloria Patri ils s'inclinent ; arrivés au bout de l'allée
ils génuflectent. Revenu à l'Autel, le célébrant
asperge la chorale, et MC récupère le goupillon en baisant
la main du célébrant puis l'objet clac simple, génuflexion,
et tandis que le célébrant reste debout MC se met à
genoux. MC lui tend le carton des oraisons, et au per omnia MC se
relève, récupère le carton, clac simple, génuflecte,
récupère le bénitier, clac général,
et accompagne le célébrant à la banquette. Là
il donne le carton et le bénitier à l'acolyte 2, et la chape
à l'acolyte 1. MC aide ensuite le célébrant à
revêtir le manipule (qu'il baise à côté de la
croix), et la chasuble puis l'accompagne au pied de l'Autel, MC clac simple,
génuflexion, puis un clac général pour l'agenouillement
de tous les ministres.]
Prières au bas de l'Autel
MC récite, au nom de tous ses ministres, les prières au bas de l'Autel, il suit le célébrant pour les inclinations et les signes de croix, se frappe avec le plat de la main pour le Confiteor, et à la fin aide le célébrant à monter les degrés en soulevant l'aube, avec sa main extérieure.
Encensement
Dès que le célébrant est sur le plus haut degré MC clac général et fait signe au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du célébrant et lui donne la cuillère, puis, après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère, récupère l'encensoir, rend la navette, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche, puis génuflectent. Pendant ce temps, le thuriféraire passe à gauche en génuflectant in plano au milieu.
MC aide le célébrant dans toutes ses génuflexions
en mettant la main gauche sous le coude droit ; le célébrant
encense la croix, (l'acolyte 1 retire le missel) génuflecte, encense
les saintes reliques ( les jours de fête), génuflecte puis
commence le tour de l'Autel par le côté Epître ayant
donc MC à sa droite, et le thuriféraire à sa gauche,
arrivé derrière l'Autel, au milieu, face au tabernacle, MC
passe à la gauche du célébrant le thuriféraire
est alors à sa droite, MC clac simple, génuflexion, le tour
s'achève par le côté Evangile (l'acolyte 1 remet le
missel), génuflexion, puis MC récupère l'encensoir
(avec les baisements liturgiques), et quand le thuriféraire l'a
rejoint ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant
de trois coups doubles, rend l'encensoir au thuriféraire.
Introït-Kyrie-Gloria
Puis monte un degré pour indiquer l'Introït de la main droite. Au Gloria Patri MC s'incline puis retourne à sa place, qui est in plano en face du canon de l'offertoire.
MC dialogue le kyrie avec le célébrant ; il peut indiquer au célébrant d'aller s'asseoir si la chorale n'a pas entonné le dernier Christe eleison ; ils retourneront à l'Autel au début du dernier Kyrie eleison.
Le célébrant entonne le Gloria in excelsis puis
le récite (sauf aux Messes des Défunts, pendant l'Avent,
la Septuagésime, le Carême et aux jours de semaine sans fêtes).
Epître
Au Dominus vobiscum MC monte à sa place sur le premier
degré, s'incline à Oremus puis indique au célébrant
l'oraison et vérifie que l'acolyte 1 apporte l'Epistolaire, la tranche
dans la main gauche, et en fonction des célébrants, un micro
qu'il mettra sur le premier degré dans l'angle. MC retourne à
sa place. A la fin de l'Epître, il répond seul Deo gratias
et tandis que l'acolyte 1 repose le livre et retourne à sa place,
MC monte pour indiquer le Graduel et l'Alleluia.
Evangile
Si la chorale chante le Graduel (remplacé pendant le temps pascal par l'Alleluia) et l'Alleluia avec son verset (remplacé après la Septuagésime par le Trait), MC indique au célébrant de retourner à la banquette. MC raccompagne le célébrant à l'Autel (en fonction de la longueur du verset), de manière à ce que la génuflexion générale se fasse à la reprise de l'alleluia, il enchaîne ensuite avec l'encensement.
Si la chorale ne chante pas le Propre, MC fait signe au thuriféraire et aux acolytes qui vont à la crédence, prennent leur cierge et se retournent, MC rejoint le thuriféraire au bas des marches, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du célébrant, et lui donne la cuillère, puis après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère et rend la navette au thuriféraire qui redescend et précède les acolytes devant l'Autel, MC prend le Missel, et descend directement, (ayant à sa gauche le thuriféraire) les quatres ministres forment un carré, au signal du MC tous font la génuflexion. Et tandis que MC remonte déposer le missel orienté, le thuriféraire précède les acolytes, et, une fois que l'acolyte 1 est passé, le TH prend sa place entre les deux acolytes. Pendant ce temps le célébrant récite le Munda cor meum au milieu de l'Autel.
Le MC reste au côté gauche du célébrant, répond au Dominus vobiscum et, en se signant, au Sequéntia sancti Evangélii secundum... MC récupère alors l'encensoir que lui apporte le thuriféraire, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche. MC s'incline avec le célébrant, avant et après l'encensement du missel ; une fois le missel encensé MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques) et le rend au thuriféraire qui retourne à sa place. MC reste à gauche du célébrant afin de tourner éventuellement les pages.
A la fin de l'Evangile seul MC répond Laus tibi Christe, et, tandis que les acolytes se retirent immédiatement pour reposer leur cierge à la crédence, MC rejoint le thuriféraire puis ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, rend l'encensoir au thuriféraire qui retourne à la sacristie.
Si l’Evangile n’est pas chanté, MC apporte le micro et le lectionnaire au célébrant.
Homélie
Si le célébrant prêche en chaire il doit enlever son manipule et sa chasuble éventuellement, MC devra donc l'aider. Ensuite MC accompagnera le célébrant à la chaire, après une génuflexion devant l'Autel, et l'aidera, en soulevant le bas de son aube et de sa soutane, à monter les marches, puis MC restera au bas de la chaire face à la croix d'Autel. A la fin du sermon MC raccompagnera le célébrant à l'Autel, et après génuflexion, à la banquette, puis il aidera le célébrant à revêtir ses ornements.
Si le célébrant prêche à l'ambon il retirera
son manipule ; après génuflexion, MC laissera le célébrant
seul pour prêcher. A la fin du sermon MC rejoindra le célébrant
au milieu de l'Autel.
Credo
Le Credo ne se dit que le dimanche, aux fêtes d’Apôtres, et aux grandes fêtes. Il a été rédigé lors du 1er concile de Nicée (325) et complété au concile de Constantinople (381). "Que l'on fasse retentir le Credo, dit le Concile de Tolède (589) ; par ce chant la vraie foi s'affirme d'une façon éclatante, et l'âme des populations catholiques, revivant sa croyance, se prépare à recevoir la communion du corps et du sang du Christ".
MC aide le célébrant à monter à l'Autel, puis MC va à sa place (en face du canon de l'offertoire). Il s'incline avec le célébrant, et à l'Et incarnatus est il génuflecte avec le célébrant. Une fois que le célébrant a récité son Credo, il revient à la banquette, après génuflexion. Quand la chorale entonne l'Et incarnatus est MC clac général pour que ses ministres se mettent à genoux, il clac de nouveau pour que tous se relèvent. Souvent, le célébrant ayant récité son Credo se met à genoux sur le premier degré en même temps que les ministres.
Ensuite MC va prendre le calice et les ciboires, il peut si le nombre est important se faire aider par l'acolyte 1. MC prend donc le calice, s'incline devant le célébrant puis monte par le côté Epître, pose le calice au milieu, le (ou les) ciboire(s) autour et enfin rapproche le livre en le levant légèrement (et non en le traînant) ; il génuflecte au milieu, et retourne comme pour l'aller près du célébrant sans inclination. Pendant ce temps le thuriféraire est revenu.
S'il n'y a pas de Credo, le calice se met immédiatement
après l'homélie.
Offertoire
A Oremus MC monte à l'Autel pour plier le voile. Celui-ci se plie en trois et se dépose du côté Epître. Les acolytes vont chercher leur burette respective (l'acolyte 1 le vin, l'acolyte 2 l'eau). ils s'inclinent et montent dès que le célébrant avance son calice, baisent leur burette en même temps, le premier donne sa burette, et ensuite l'acolyte 2. Une fois que le célébrant a rendu l'eau à l'acolyte 2, tous deux baisent leur burette, s'inclinent, se tournent vers l'intérieur, descendent les degrés, vont déposer leur burette.
MC fait signe au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du Prêtre, lui donne la cuillère, puis après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère, récupère l'encensoir, rend la navette, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche. Pendant ce temps le thuriféraire part avec l'acolyte 1, ils passent côté Evangile en génuflectant in plano au milieu. Puis tandis que le célébrant encense les oblats, le thuriféraire remonte à la gauche du célébrant alors que l'acolyte 1 attend du côté Evangile.
MC aide le célébrant dans toutes ses génuflexions en mettant la main gauche sous le coude droit ; le célébrant encense la croix, génuflecte, encense les saintes reliques ( les jours de fête), génuflecte puis commence le tour de l'Autel par le côté Epître (l'acolyte 1 prend le missel), ayant donc MC à sa droite, et le thuriféraire à sa gauche ; arrivé derrière l'Autel, au milieu, face au tabernacle, MC passe à la gauche du célébrant, le thuriféraire est alors à sa droite, MC clac simple, génuflexion, le tour s'achève par le côté Evangile (l'acolyte 1 remet le missel), génuflexion, puis MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques) et quand le thuriféraire l'a rejoint ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, s’incline à nouveau, (les acolytes s’inclinent en même temps), rend l'encensoir au thuriféraire.
Immédiatement les acolytes montent pour laver les doigts du célébrant,
puis retournent à la crédence. Pendant ce temps le thuriféraire
suit MC, génuflecte derrière lui, va encenser le clergé
; ensuite il encense le maître des cérémonies (1x1),
les acolytes un coup chacun, et enfin le peuple des fidèles. Ensuite
le thuriféraire fait signe aux céroféraires, et, après
la génuflexion, les accompagne à la sacristie. MC est donc
monté à l'Autel du côté Evangile et après
son encensement, il devra rester à sa place auprès du célébrant,
il doit veiller à ce que tout se déroule normalement. MC
répondra à Orate fratres, puis il indiquera la Secrète,
et enfin la Préface.
Sanctus
Le thuriféraire en tête, tous les céroféraires
vont à l'Autel. Le thuriféraire les fait génuflecter
puis ils s'agenouillent, tandis qu'il retourne à la crédence.
Après avoir été encensé l'acolyte 1 a pris
la clochette, et accompagné du second acolyte, est allé à
l'Autel, puis ils se sont placés devant les canons de l'Autel, sur
le premier degré (acolyte 1 étant du côté Epître).
L'acolyte 1 sonne ses trois coups au Sanctus du célébrant.
Contrairement aux autres cérémoniaux, celui-ci va s'attacher
à détailler tout le Canon: quelques principes et les gestes
les plus importants du célébrant, afin que MC ne soit pas
surpris par une génuflexion ou un signe de croix. (N.D.A)
Canon
1) Principes
La règle à suivre au cours du Canon est simple : je me fais le plus discret possible. MC ne répond jamais, il ne dialogue pas avec le célébrant ni au Sanctus, ni à l'Agnus Dei, ni au Pater. MC ne se signe et ne s'incline jamais. Par contre il fait les génuflexions avec le célébrant, lui soutenant le coude avec sa main droite, et tournant les pages avec la main gauche. A chaque fois que le célébrant découvre le calice il fait une génuflexion, et, également, quand il le recouvre. De même avant et après manipulation de la sainte Hostie.
2) Te igitur - Memento
Le célébrant s'incline profondément, baise l'Autel et en silence, comme au cours de tout le Canon, fait sur l'hostie et le calice trois signes de croix, puis il continue en priant pour l'Eglise militante, le pape et l'évêque du lieu, les fidèles vivants : c'est le Memento des vivants. MC part du côté Evangile, dès que le célébrant joint les mains, pour se mettre dans l'angle, légèrement incliné. Dès que le célébrant rouvre les mains, MC remonte directement à ses côtés, MC fait alors un signe de tête à l'acolyte1 pour que ce dernier charge l'encensoir.
3) Communicantes - Hanc igitur
Puis le célébrant rappelle le souvenir de l'Eglise triomphante - c'est le Communicantes. Ensuite le célébrant étend les mains sur le calice et l'hostie, comme le faisait autrefois le Grand-Prêtre sur la victime que l'on immolait pour expier les péchés, c'est l' Hanc igitur (l'acolyte 1 doit sonner un coup, au besoin MC lui fera signe) ; enfin le célébrant joint les mains, et marque à nouveau du signe de la croix le pain et le vin en demandant qu'ils deviennent le corps et le sang de Jésus.
4) Consécration
MC se retire dès que les deux consécrations apparaissent sur les deux pages. MC génuflecte sur le plus haut degré, et se met à la droite du célébrant.
A chaque génuflexion du célébrant, MC s'incline profondément, l'acolyte1 sonne un coup, le thuriféraire se prépare à encenser. A chaque élévation MC soulève légèrement la chasuble, l'acolyte1 sonne trois coups, et le thuriféraire encense trois coups doubles.
5) Suite du Canon
Dès que le célébrant se relève de sa dernière génuflexion, MC remonte directement, et fait sa génuflexion, avec le thuriféraire après avoir indiqué au célébrant l'Unde et memores, récité les bras étendus. Le célébrant marque de cinq signes de croix l'Hostie et le calice, symboles des cinq plaies de Jésus. Puis il va s'incliner profondément en disant Supplices te rogamus, il rappelle que l'Hostie immolée sur l'Autel de nos églises est cet Agneau "comme immolé" qui est au ciel sur l'Autel d'or "devant le trône de Dieu" (Apoc.8,3).
7) Memento des défunts
Après avoir marqué d'un signe de croix le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, le célébrant prie pour les défunts. "Les âmes du purgatoire sont soulagées pendant le sacrifice offert à leur intention", dit saint Jérôme. MC part du côté Evangile, dès que le célébrant joint les mains, pour se mettre dans l'angle, légèrement incliné. Dès que le célébrant rouvre les mains MC remonte directement à ses côtés. Puis le célébrant se frappe la poitrine et ajoute au souvenir de l'Eglise souffrante celui de l'Eglise militante et triomphante, c'est le Nobis quoque peccatoribus. Le célébrant bénit, comme on bénissait autrefois les offrandes qui servaient aux agapes des premiers chrétiens : cette prière a été ajoutée par saint Léon au Vème siècle.
8) Petite Elévation
Le célébrant termine le Canon. Il prend l'Hostie et le Calice et les élève vers le ciel. C'est la conclusion des différentes prières d'oblation du Canon. "C'était une cérémonie du sacrifice, déclare Bossuet, d'élever la victime pour l'offrir à Dieu. On élève dans ce même esprit le Corps et le Sang de Notre-Seigneur qui est notre véritable victime".
A omnis honor, MC fait signe à l'acolyte 1 pour qu'il
sonne un coup.
Pater
Le célébrant, après avoir remis la pale sur le
calice, et après la génuflexion, chante avant le Pater, le
Praeceptis. Ensuite, les mains étendues, les yeux fixés
sur l'Hostie il dit le Pater noster. Après il enchaîne
avec le Libera nos. Puis c'est la fraction de l'Hostie. Jésus
pacifie tout par la Croix et son Sang ; aussi le célébrant
fait, avec une parcelle de l'Hostie qu'il vient de diviser en trois, des
signes de croix sur le calice en nous souhaitant la paix : Pax Domini.
Enfin c'est l'Agnus Dei, que le célébrant récite
seul.
Communion
Le célébrant récite encore quelques prières, puis à la fin du Perceptio Corporis, il génuflecte et, tandis que MC descend se mettre à genoux du côté Evangile, en face du thuriféraire, le célébrant récite le Domine non sum dignus, l'acolyte 1 sonne ses six coups de clochette, puis donne celle-ci au thuriféraire qui va la poser sur la crédence et revient à sa place.
Tous attendent le signal du MC, après que le célébrant a consommé le Précieux Sang : il donne un clac général mais pas trop fort pour ne pas gêner le célébrant. Alors tous se lèvent et se mettent à leur place pour communier : aux deux extrêmes, MC et le thuriféraire, entre eux les acolytes et le porte-croix qui peut s'insérer entre les deux acolytes. Au premier clac du MC tous génuflectent, puis au double clac tous s'agenouillent sur le premier degré en-dessous du célébrant.. Le thuriféraire fait passer les plateaux. Le MC accompagne le célébrant, l’acolyte 1 et si nécéssaire l’acolyte 2 le ou les autres prêtres distribuant la sainte communion. Tous ceux qui le veulent communient (il est bon de rappeler, en ces temps de crise de l'Eglise, que la communion n'est pas chose obligatoire. Servir la Messe n'implique pas automatiquement une communion. Pour cela les ministres qui ne voudront pas communier mettront leur index devant la bouche, ils peuvent faire une communion de désir).
Ensuite au clac du MC tous se relèvent, et ceux qui ont les plateaux
(le cérémoniaire, les acolytes, jamais le thuriféraire
-sauf si les acolytes sont absents ou si l'un d'eux défaille) assistent
par la droite les prêtres donnant la Sainte Communion. Le thuriféraire
ira placer les céréforaires comme suit : les deux premiers
au banc de communion, face à face ; deux autres autour de l'Autel,
en gardiens des Saintes Espèces ; les deux derniers autour de l'Autel
du Saint Sacrement. Chacun ayant "son" célébrant, il serait
logique que l'acolyte 1 soit avec le célébrant.
Ablutions
Une fois que les fidèles ont communié, tous retournent à leur place, sauf les céroféraires qui accompagnent, sous la direction du thuriféraire, les Saintes Espèces à l'Autel du Saint Sacrement, où sont déjà les 5ème et 6ème céréforaires, là il restent à genoux les uns à côté des autres. Puis dès que le tabernacle est fermé, ou au clac général du MC, tous, sans aucune exception, se lèvent.
Tandis que les céroféraires suivent le thuriféraire
à la sacristie, les acolytes arrivent avec le vin et l'eau, comme
pour la première fois, mais seul l'acolyte 1 monte avec le vin quand
le célébrant penche un peu son calice. Ensuite les acolytes
versent le contenu de leur burette sur les doigts du célébrant.
Il retournent à la crédence. Il vont directement, d'un pas
alerte, à l'Autel, génuflectent et montent en se croisant.
L'acolyte 1 prend le livre, l'acolyte 2 le voile, ils se rejoignent au
bas des degrés. L'acolyte 1 remonte et dépose le livre, bien
droit ; l'acolyte 2 pose le voile, tend la bourse ouverte, et dès
que le célébrant y a déposé le corporal, pose
la bourse, lui tend le voile et lui rend la bourse le côté
qui s'ouvre vers la croix. L'acolyte 1 passe devant l'acolyte 2 quand ils
se croisent en montant à l'Autel. Ensuite les deux acolytes redescendent
au bas des degrés, génuflectent, se tournent vers l'intérieur
et reviennent à la banquette.
Antienne de la communion et Postcommunion
Dès que le missel est posé sur l'Autel du côté
Epître, MC monte pour préparer les pages pour indiquer au
célébrant la Communion. Après le Dominus vobiscum
que le célébrant dit au milieu, il revient au missel, puis
le célébrant s'incline avec MC vers la croix, et dit Oremus,
puis immédiatement MC lui indique la Postcommunion. Une fois
celle-ci chantée, MC referme le livre, la tranche vers la croix
d'Autel, puis retourne à sa place.
Ite missa est et bénédiction
Le célébrant va au milieu de l'Autel, il le baise et dit Dominus vobiscum. Tous les fidèles, pensant au grand bienfait que Dieu vient de leur faire, jettent un cri d'action de grâces. "Rien de plus court, rien de plus grand, dit saint Augustin, que cette action de grâces". Seul MC répondra Deo gratias. Ensuite le célébrant s'incline profondément et résume le but pour lequel il a offert à Dieu, par le saint Sacrifice de la Messe, la victime du Calvaire -c'est le Placeat.
Puis le célébrant baise l'Autel; c'est à ce moment
précis que MC clac général pour que ses ministres
se mettent à genoux. Tous étant bénis, répondent
: Amen.
Dernier Evangile
Le célébrant va du côté de l'Evangile et récite le commencement de celui de St Jean. Cet Evangile nous rappelle que Jésus est Dieu qui s'est incarné et que ceux qui l'ont reçu avec foi et amour deviennent avec Lui enfants de Dieu. C'est ce qui se fait par la communion.
Après avoir répondu Et cum spiritu tuo, s'être
tourné vers le dernier Evangile et signé, MC toujours seul
répondra Gloria tibi Domine. Puis au Et Verbum caro factum
est, MC clac général, puis fait signe au thuriféraire
de commencer la procession. MC répondra seul au célébrant
Deo gratias.
Sortie
Nous n'avons jamais pu définir avec précision le moment du départ, cela peut dépendre de l'heure, du chant, du célébrant...
Une fois le moment décidé, MC, qui sera légèrement
en retrait du célébrant clac général
pour que les ministres génuflectent (TH, CERO, clergé) ou
s'inclinent (PC, ACO). MC comme pour le départ vérifie que
ses ministres commencent la procession en gardant leurs distances (deux
pas).
Sacristie
En arrivant à la sacristie, et au signal du MC, tous s'inclineront devant la croix puis devant le célébrant. Puis MC demandera la bénédiction au célébrant en disant "Jube Domne, benedicere" et mettra à genoux tous les ministres.
sommaire
Chapitre II
Fonction du thuriféraire
REGLE GENERALE DES ENCENSEMENTS
Sacristie
Le thuriféraire allumera ses charbons 10mn avant le début
de la Messe.
Entrée
Le TH, (c'est ainsi que l'on nomme brièvement le ministre ayant la charge de l'encensoir), est en tête de la procession, il marche avec dignité tenant son encensoir de la main gauche.
Arrivé à l'Autel le TH génuflecte et se place,
sans couper l'angle, devant la crédence. Il restera debout balançant
son encensoir légèrement ouvert.
Fin des prières au bas de l'Autel
Au signe du maître des cérémonies le TH s'avance de manière à arriver en même temps que le maître des cérémonies à l'Autel. Ensemble ils s'inclinent profondément, et montent pied droit en premier. Arrivé au plus haut degré, le TH donne la navette au maître des cérémonies et ouvre son encensoir comme suit : l'anneau du bas que l'on remonte, la chaîne amovible que l'on retire, enfin on soulève l'ensemble des chaînes à la hauteur des mains du célébrant.
Une fois la bénédiction donnée, le TH referme son encensoir et le donne au maître des cérémonies qui lui rend la navette. Le TH descend immédiatement, bien perpendiculaire, génuflecte au milieu -en même temps que le maître des cérémonies et le célébrant- et monte directement au côté du célébrant. Il lui soutient le coude quand ce dernier génuflecte (ce qui sous-entend que le TH génuflecte avec le célébrant).
Une fois le tour de l'Autel terminé, le TH se place, toujours
en angle droit, à la gauche du maître des cérémonies.
Inclinaison profonde, et encensement du célébrant par le
maître des cérémonies.
Après l'Epître
En fonction de l'Alleluia ou du Trait, et toujours au signe du maître
des cérémonies, le TH revient à l'Autel au côté
du cérémoniaire, et, comme pour la première fois,
monte au plus haut degré après inclination, ouvre son encensoir,
attend la bénédiction du célébrant, le referme
et, cette fois-ci, le garde dans la main droite, redescend, pose la navette
et précède les acolytes devant l'Autel, attend que le maître
des cérémonies prenne le missel et le rejoigne. Le TH, qui
a son encensoir à la main est à la gauche du maître
des cérémonies. Au signal du maître des cérémonies
tous font la génuflexion. Le TH précède les acolytes,
et, une fois que l'acolyte 1 est passé, le TH prend sa place entre
les deux acolytes.
Evangile
Le TH qui a, à sa droite, l'acolyte 2, et à sa gauche l'acolyte 1, attend que le maître des cérémonies se soit signé, il lui apporte alors l'encensoir de la main droite, et, une fois le missel encensé, le récupère de la main droite. Il retourne à chaque fois à sa place.
A la fin de l'Evangile il reste à sa place et attend le maître
des cérémonies pour l'encensement du Prêtre, à
la suite de quoi, après une génuflexion, il retournera à
la sacristie en passant bien à l'extérieur du sanctuaire,
pour remettre un ou deux charbons. Il ne reviendra qu'après le "Et
incarnatus est" du Credo, ou à l'Offertoire s'il n'y a pas de Credo.
Offertoire
Le TH revient au bon moment , encensoir dans la main gauche, et se place devant la crédence. Au signal du maître des cérémonies, il revient à l'Autel, et l'on impose l'encens comme la première fois (inclination ensemble, ouvrir l'encensoir en trois fois, après la bénédiction, le refermer, récupérer la navette). Attention ! La bénédiction de l'Offertoire est plus longue que les autres.
Le TH redescend, pose sa navette, et part avec l'acolyte 1, ils génuflectent
ensemble, puis le TH monte directement au côté du célébrant.
Une fois le tour de l'Autel terminé, le TH se retrouve, comme pour
la première fois, à la gauche du maître des cérémonies.
Encensement.
Immédiatement après l'encensement du célébrant,
le TH suit le maître des cérémonies, génuflecte
derrière lui, va encenser le clergé (2x2 pour les Chapelains
et les Curés ; 1x2 pour tous les autres célébrants
en surplis). Ensuite il encense le maître des cérémonies
(1x1), les acolytes un coup chacun, et enfin le peuple des fidèles
: en croix (un coup au milieu, un coup à gauche, un coup à
droite).
Céroféraires
Le peuple étant encensé, le TH fait signe aux céroféraires et, après la génuflexion, les accompagne à la sacristie afin que ces derniers prennent leur cierge. Au Sanctus, le TH en tête, tous les céroféraires vont à l'Autel.
Le TH les fait génuflecter puis ils s'agenouillent, tandis que
le TH retourne à la crédence.
Consécration
Dès que l'acolyte 1 -c'est-à-dire celui qui est du côté Epître- se lève, le TH, d'un pas alerte, vient se placer à la droite de ce dernier qui lui charge son encensoir, puis se place perpendiculairement à l'Autel et s’agenouille sur le premier degré.
Le TH encense la Sainte Hostie et le Précieux Sang (3x2).
Une fois ces encensements achevés, le TH retourne à la sacristie
après avoir génuflecté avec le maître des cérémonies,
ce dernier étant à l'Autel.
Pater
Le TH revient, afin de ne pas distraire le peuple, au Pater, et se place
exactement au même endroit qu'à la consécration.
Domine non sum dignus
Une fois que l'acolyte 1 a sonné ses coups, le TH récupère
la clochette, la dépose sur la crédence, prend le nombre
de plateaux en fonction des prêtres qui donneront la Sainte Communion.
Communion des ministres de l'Autel
Au signal du maître des cérémonies, tous se lèvent,
le TH se mettant à l'extrême droite; après la génuflexion
et s'être mis à genoux, le TH fait passer un plateau à
l'acolyte 2 et un autre au MC, communie, et donne le dernier plateau à
l'acolyte 1. La fonction du TH prend fin à cet instant. Après
sa communion il ira placer les céréforaires comme suit :
le deux premiers au banc de communion, face à face ; deux autres
autour de l'Autel, en gardien des Saintes Espèces ; les deux derniers
autour de l'Autel du Saint Sacrement ; alors le TH retourne se mettre à
genoux (sauf si les acolytes sont absents, ou que l'un d'entre eux défaille
-auquel cas il les remplacera lui-même).
Fin de la Messe
Au signal du maître des cérémonies tous se lèvent.
Bénédiction finale : au signal du maître des cérémonies : à genoux
Dernier Evangile : au signal du maître des cérémonies : génuflexion
Le TH reprend sa place en tête de la procession.
Sacristie
Tous s'inclinent à la croix, et, au signe du maître des cérémonies, reçoivent la bénédiction à genoux.
sommaire
Chapitre III
Fonction des acolytes
Sacristie
Les ACO (c'est ainsi que l'on nomme les ministres affectés aux
fonctions d'acolyte), vérifient avant chaque Messe leur cierge,
et ne doivent pas hésiter à les changer pour qu'ils ne s'éteignent
pas pendant la Messe. Les ACO allument leur cierge, avec ceux de l'Autel.
Entrée
Les ACO processionnent de chaque côté du porte-croix, derrière
le thuriféraire. En arrivant à l'Autel, les ACO s'inclinent
avec le porte-croix, et tandis que ce dernier va poser sa croix du côté
Evangile, les ACO se tournant vers l'intérieur, leur cierge changeant
donc de côté, l'ACO1 se trouvant alors à gauche ; ils
vont poser leur cierge au fond de la crédence et vont à la
banquette, l'ACO1 se plaçant à la droite du siège
du célébrant et l'ACO2 à la gauche de ce siège,
tous deux en retrait du célégbrant. Au signal du maître
des cérémonies TOUS se mettent à genoux.
[Fin de "l'Asperges me"
Au signal du maître des cérémonies, TOUS se relèvent,
l'ACO2 récupère, par l'intermédiaire du maître
des cérémonies, le bénitier, le goupillon et le carton,
l'ACO1 récupère, également par le maître des
cérémonies, la chape. Les ACO vont rapidement poser ces affaires
à la sacristie et reviennent à leur place, pour s'agenouiller
au signal du maître des cérémonies].
ATTENTION !
Les ACO ne récitent pas les prières au bas de l'Autel,
ils ne se signent pas, bref, restent les mains jointes (le pouce droit
sur le pouce gauche), à la hauteur du coeur.
1er encensement
Dès que le célébrant impose l'encens, l'ACO1 va chercher le livre comme suit : il monte côté Epître, prend le livre, se retourne face à la banquette, descend les degrés, se retourne dos à la banquette. L'ACO1 attend que le célébrant arrive du côté Evangile pour reposer le missel.
Epître
L'ACO1 apporte l'Epistolaire la tranche dans la main gauche, et, en fonction des célébrants, un micro qu'il mettra sur le premier degré dans l'angle. Il pose l'Epistolaire sur sa tête (sauf si le célébrant est petit).
A la fin de l'Epître, l'ACO1 referme le missel, tranche dans la
main gauche, il ne répond pas, comme le maître des cérémonies,
"Deo gratias". L'ACO1 repose le livre et le micro si nécessaire,
puis retourne à sa place.
Evangile
Dès que le thuriféraire monte les degrés, les ACO vont à la crédence, prennent leur cierge et se retournent. Ils attendent le thuriféraire, qui les précède à l'Autel. Les quatre ministres forment un carré : devant, thuriféraire et maître des cérémonies, derrière, ACO2 ACO1. Les ACO se retournent par l'intérieur et se placent du côté Evangile, dos à la chorale, l'ACO1 étant le plus près du tabernacle, le thuriféraire entre les deux.
A la fin du chant de l'Evangile, les ACO vont immédiatement reposer
leur cierge à la crédence. Pour cela ils se retournent sur
place et vont à l'Autel comme ils sont venus.
Offertoire
Une fois que le maître des cérémonies a plié le voile, les ACO vont chercher leur burette respective : ACO1 le vin, ACO2 l'eau.
Ils arrivent toujours côte à côte, s'inclinent et montent dès que le célébrant avance son calice, baisent leur burette en même temps, la donnent au célébrant, puis, une fois que le célébrant a rendu l'eau à l'ACO2, tous deux baisent leur burette, s'inclinent, se tournent vers l'intérieur, descendent les degrés, l'ACO2 commence le premier à avancer, étant à l'extérieur, et ils reviennent déposer leur burette. Pendant que l'ACO2 prépare le Lavabo, l'ACO1 va attendre le thuriféraire au bas de l'Autel, et part avec lui pour génuflecter ensemble. L'ACO1 se met comme pour l'Evangile, attend que le célébrant passe par le côté de l'Epître pour monter prendre le missel de la même manière qu'il l'a fait pour le premier encensement ; il le repose une fois que le célébrant est de nouveau passé du côté de l'Epître. Il rejoint alors l'ACO2, pendant l'encensement du célébrant.
Ensuite les ACO montent ensemble pour laver les doigts du célébrant
-bien verser l'eau sur les doigts-, retournent à la crédence
déposer rapidement leurs affaires, et se retournent en attendant
leur encensement.
Sanctus
Une fois que les ACO sont encensés, l'ACO1 prend la clochette, et accompagné du second ACO, va à l'Autel.
Tous deux génuflectent, puis se placent devant les canons de l'Autel, sur le premier degré (ACO1 étant du côté Epître).
L'ACO1 sonne ses trois coups au Sanctus du célébrant.
Consécration
Au signe du maître des cérémonies, l'ACO1 se lève et fait un signe au thuriféraire. Une fois le thuriféraire à la droite de l'ACO1, ce dernier lui charge son encensoir rapidement de manière à sonner à temps le "Hanc Igitur".
Il sonnera un coup pour les quatre génuflexions du célébrant,
et trois coups pour chacune des deux grandes élévations.
Petite Elévation
L'ACO1 sonne un coup.
Domine non sum dignus
L'ACO sonne un coup, deux coups, trois coups, mais aucun roulement.
Il confie la clochette au thuriféraire. Au signal du MC, les
ACO et le thuriféraire se lèvent, reviennent au milieu de
l'Autel, au premier signal du maître des cérémonies
ils font la génuflexion, au second signal ils montent les degrés
de l'Autel, et restent un degré en-dessous du célébrant.
L'ACO2 récupère un plateau. L'ACO1 récupère
son plateau après la communion du thuriféraire. Ensuite tout
ministres ayant un plateau accompagne un prêtre, pour la distribution
de la Sainte Communion.
Dernier lavabo
Dès que la communion des fidèles est terminée, les ACO retournent à leur place à genoux et attendent que le tabernacle soit fermé, ou le signal du MC pour prendre leur burette.
Les ACO arrivent avec le vin et l'eau, comme pour la première fois, mais seul l'ACO1 monte avec le vin (après inclination) quand le célébrant penche un peu son calice. L'ACO1 versera son vin dans le calice, doucement. Il rejoint ensuite l'ACO2 sur le premier degré. Il versent sur les doigts du célébrant le vin d'abord, puis l'eau. Ils se retournent vers l'intérieur, après s'être inclinés vers le célébrant, et reposent leur burette sur la crédence. Ils vont directement, d'un pas alerte, à l'Autel, génuflectent -l'ACO1 à droite de l'ACO2- et montent en se croisant (l'ACO1 passe devant l'ACO2). L'ACO1 prend le livre, l'ACO2 le voile, ils se rejoignent au bas des degrés. L'ACO1, ayant le livre, remonte le premier et dépose le livre, bien droit ; l'ACO2 pose le voile, tend la bourse ouverte, et dès que le célébrant y a déposé le corporal, pose la bourse et lui tend le voile et lui rend la bourse (côté qui s'ouvre vers la croix). Ensuite les deux ACO redescendent au bas des degrés, génuflectent, se tournent vers l'intérieur et reviennent à la banquette.
Les ACO ont fini toutes leurs actions liturgiques.
Fin de la Messe
Bénédiction finale : au signal du maître des cérémonies : à genoux
Dernier Evangile : au signal du maître des cérémonies : génuflexion
Pour la procession de sortie : même ordre que pour entrer.
sommaire
Chapitre IV
Fonction du porte croix et des céroféraires
Sacristie
Les céroféraires, ou porte flambeaux, sont toujours par paires (2-4-6). Dans la procession ils se placent derrière les acolytes et le porte-croix.
Le porte-croix a une dignité des plus importantes, bien que sa
place soit très discrète. Dans la procession il se place
entre les deux acolytes, sauf si la largeur des allées ne le permet
pas; il passera alors devant.
Entrée
Les céroféraires font une génuflexion deux par deux, et partent du côté Evangile.
Le porte-croix, après une inclination avec les acolytes, va rejoindre les céréforaires, après avoir posé la croix du côté Evangile.
Aucune action liturgique jusqu'à l'offertoire pour les céroféraires
; et jusqu'à la fin de la Messe pour le porte-croix.
Offertoire
Après l'encensement des fidèles, et au signe du thuriféraire, les céroféraires se placent devant lui, génuflectent à son signal, puis vont à la sacristie. Ils prennent chacun un cierge, puis se préparent. Ils suivent le thuriféraire jusqu'à l'Autel. Là ils se placent à genoux les uns à côté des autres.
Communion
Les céréforaires communient après les autres mais
avant de se placer. Si l’un d’entre eux ne veut pas communier, il met l’index
sur ses lèvres, mais suit les déplacements comme les autres.
Le thuriféraire ira placer les céréforaires comme
suit : les deux premiers au banc de communion, face à face ; deux
autres autour de l'Autel, en gardiens des Saintes Espèces ; les
deux derniers autour de l'Autel du Saint Sacrement.
Fin de la Messe
Après la génuflexion du dernier Evangile, et au signal du maître des cérémonies, les céréforaires se remettent dans la procession. Le porte-croix rejoint les acolytes.
Retour à la sacristie
Le porte-croix se place entre les deux acolytes, les céroféraires
côte à côte, de chaque côté de la croix.
Quatrième partie
sommaire
La messe solennelle avec ministres sacrés
Ce chapitre sera plus long que les précédents, la fonction
de maître des cérémonies étant la plus importante,
ce dernier devant connaître toutes les fonctions des Ministres Sacrés.
Entre crochets [ ] l'on trouvera tout ce qui concerne l'Asperges me, qu'il
faut ôter aux Messes Solennelles de semaine et à celles des
dimanches hors paroisse. Au cours de différentes Messes, il peut
y avoir plusieurs mémoires, mais seules la Collecte, la Secrète,
la Postcommunion sont alors suivies des oraisons des mémoires. Afin
de ne pas surcharger le cérémonial, nous ne reviendrons pas
sur des détails déjà précisés dans la
deuxième partie, comme les symboles des vêtements liturgiques,
ou les explications du Canon. Par contre, nous aurons, en plus de l'abréviation
du maître des cérémonies (MC) celles du diacre (D)
et du sous-diacre (SD).
Sacristie
1) Préparation de la Messe.
Le MC (c'est ainsi que l'on nommera le ministre affecté à la fonction de maître des cérémonies) devra arriver dans la sacristie au moins une demi-heure avant la Messe. Dans un premier temps il revêtira l'habit liturgique. Ensuite il vérifiera le Missel et le mettra à la page du jour, en vérifiant également la préface et les mémoires. Pour les grandes fêtes il devra connaître les pièces du Propres que chante la chorale pour, par exemple indiquer au célébrant d'aller s'asseoir ou d'enchaîner le mouvement de l'Evangile. Enfin il donnera une fonction à chacun de ses ministres, et vérifiera qu'il est bien habillé.
2) Assistance auprès du célébrant.
Il pourra s'occuper alors d'habiller le célébrant (voir
le chapitre premier de la deuxième partie) si le D et le SD ne le
font pas.
Procession
MC met en place ses ministres comme suit :
Thuriféraire
Acolyte2, porte croix, acolyte1
Les céroféraires (par paires)
Le clergé ( en soutane et surplis)
MC
SD
D
Le célébrant
[Thuriféraire
Acolyte 2, porte-croix, acolyte 1
Les céroféraires (par paires)
Le clergé ( en soutane et surplis)
MC
SD célébrant D (qui soutiennent sa chape)]
Arrivée
Le TH génuflecte et se place devant la crédence, les ACO s'inclinent avec le porte-croix, et tandis que ce dernier va poser sa croix du côté Evangile, les ACO se tournent vers l'intérieur, ils déposent leur cierge au fond de la crédence. Les céroféraires feront une génuflexion deux par deux, et partiront du côté Evangile précédés par le porte-croix.
[Asperges
SD et D entrent de chaque côté du célébrant, tenant les bords de la chape, la main libre sur la poitrine. Ils se découvrent comme de coutume le MC clac simple. MC clac double général, pour tous les ministres ( TH, 2 ACO, 4 CERO, 1 PC, D, SD, célébrant, ce qui donne un minimum de onze ministres...). Les Ministres Sacrés se mettent à genoux sur le même degré que le célébrant. D présente au célébrant l'aspersoir (baiser), puis une fois que le célébrant a aspergé le D et le SD, les ministres sacrés, le MC et les autres ministres se lèvent. D, SD et MC accompagnent le célébrant, pour asperger les fidèles. (Si manque de place, MC reste debout à l’autel.) Au retour, les Ministres Sacrés, le célébrant et le MC génuflectent, puis restent debout, le diacre tenant le carton devant le célébrant. Enfin, après le clac simple du MC, SD, D, célébrant et MC vont à la banquette où le D et le SD aident habituellement le célébrant à prendre le manipule et à revêtir la chasuble. L'ACO 1 présente au D son manipule et l'ACO 2 fait de même au SD, accompagné par le MC, le célébrant et ses Ministres Sacrés vont à l'Autel.]
Le SD se met à la gauche du célébrant, D à
la droite du célébrant, et MC à la droite du D. Le
D se découvre, reçoit la barrette du célébrant
(baiser), puis la donne au MC, tandis que le SD se découvre, mais
attend la génuflexion générale pour poser sa barrette
sur le plus bas degré. MC clac simple, c'est la première
génuflexion.
Prières au bas de l'Autel
MC récite, avec les Ministres Sacrés, les prières
au bas de l'Autel, il suit le célébrant pour les inclinations
et les signes de croix, se frappe la poitrine avec le plat de la main pour
le confiteor.
Encensement
Dès que le célébrant et les Ministres Sacrés
sont au plus haut degré, MC clac général, et fait
signe au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent
profondément, montent, MC récupère la navette et la
donne au D pour qu'il la reçoive de la main gauche. Le SD se tourne
vers la droite et reste, mains jointes, un peu en arrière du célébrant,
tourné vers lui. Le D prend la cuillère dans la main droite,
la présente vide (baiser), puis après la bénédiction
du célébrant, reprend la cuillère (baiser), rend la
navette au MC, qui lui donne l'encensoir (haut des chaînes, main
droite), puis MC et le thuriféraire redescendent, MC rend la navette
au TH, prend le Missel et redescend avec le TH côté Epître,
dos à la banquette. MC attend que le célébrant arrive
du côté Evangile pour reposer le Missel.
Introït et Kyrie
Après l'encensement de l'Autel, MC se met à la droite
du thuriféraire, tandis que celui-ci se met à la droite du
D qui encensera le célébrant. Enfin tous retourneront à
leur place : le thuriféraire à la crédence, MC au
Missel, le D et le SD "en flèche" derrière le célébrant.MC
peut indiquer au célébrant et aux ministres d'aller s'asseoir
si la chorale n'a pas entonné le dernier Christe eléison.
Ils retourneront pendant le dernier Kyrie eléison.
Gloria
Le célébrant monte à l'Autel aidé de ses ministres. Ces derniers se placent derrière lui en ligne, tandis que le MC reste à sa place. Le célébrant entonne le Gloria, MC s'incline vers la croix et vers les Ministres Sacrés pour qu'ils montent aux côtés du célébrant, le D à sa droite, le SD à sa gauche. Après l'intonation et la récitation du Gloria le célébrant et les ministres génuflectent à l’autel, redescendent, vont à la banquette (avec le MC), le célébrant aidé par les Ministres Sacrés s'assied, ces derniers se saluent, puis s'assoient, D à droite, SD à gauche. A la fin du Gloria, au signe du MC, le célébrant et ses ministres se signent, puis suivent MC. Au Missel, MC indique l'oraison (ou les oraisons) ; une fois la dernière oraison indiquée, MC va à la crédence prendre l'Epistolaire et se place ensuite à côté du SD.
Epître
Au per Dominum nostrum Jesum Christum MC et SD se tournent face
à face, s'inclinent légèrement, puis MC tenant l'épistolaire
la tranche dans la main droite, de façon que le SD prenne la tranche
dans la main gauche, accompagne ce dernier à l'Autel, où
tous deux génuflectent, SD sur le degré, MC à gauche
du SD. Ils se dirigent ensuite du côté Epître, où
le SD chantera, face à l'est, l'épître. Puis ils retourneront
à l'Autel, et après la génuflexion, MC accompagne
le SD côté de l'Epître, lui fait signe de s'agenouiller
sur le bord du marchepied. SD baise la main du célébrant,
reçoit sa bénédiction, et pour finir rend l'Epistolaire
au MC.
Evangile
MC pose l'Epistolaire et prend l'Evangéliaire (il se peut que l'Evangile et l'Epître soient dans le même livre). MC et le D se tournent face à face, s'inclinent légèrement, puis MC tenant l'Evangéliaire tranche dans la main droite, le donne au D tandis que le SD change de côté le Missel. Le D lui pose l'Evangéliaire sur l'Autel. MC fait signe aux acolytes et au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette et la donne au D pour qu'il la reçoive de la main gauche. Le SD se tourne vers la droite et reste, mains jointes, un peu en arrière du célébrant, tourné vers lui. Le D prend la cuillère dans la main droite, la présente vide (baiser), puis après la bénédiction du célébrant, la reprend (baiser), rend la navette au MC, qui la remet au thuriféraire. MC et le thuriféraire se rendent avec les acolytes au pied de l'Autel et se disposent comme suit : au premier rang le D et à sa gauche le SD, derrière TH et MC, et enfin les acolytes, le 1er étant derrière MC. Après la bénédiction du D, celui-ci redescend et se positionne devant TH. Au clac général tous génuflectent et se retournent vers l'intérieur. La position est simple : les acolytes encadrent le SD qui tient le livre, le thuriféraire est à la gauche du D et MC à la droite du D.
Le D encense L'Evangéliaire après le Sequentia sanctiEvangelii
secundum... MC récupère alors l'encensoir que lui apporte
le thuriféraire et le donne au D (le haut des chaînes dans
la main gauche). Après l'encensement de L'Evangéliaire, MC
rend l'encensoir au thuriféraire. A la fin du chant de l'Evangile,
les ACO se retirent immédiatement et reposent leur cierge à
la crédence ; le SD, L'Evangéliaire sur le bras gauche, accompagné
par MC, va faire baiser la croix de l'Evangile au célébrant,
pendant ce temps, le TH reste avec le D, qui va encenser le célébrant.
TH donne le haut des chaînes dans la main gauche du diacre. Une fois
le célébrant encensé, TH retourne à la sacristie.
Homélie
Si le célébrant prêche en chaire il doit enlever son manipule et sa chasuble, aidé habituellement par le D et le SD. Ensuite MC accompagne le célébrant à la chaire, après une génuflexion devant l'Autel, et l'aide, en soulevant son aube et sa soutane, à monter les degrés de la chaire, puis MC reste sur le premier degré face à la croix de l'Autel. A la fin du sermon MC ramènera le célébrant à l'Autel, et, après génuflexion, à la banquette, où le célébrant revêt ses ornements.
Si le célébrant prêche à l'ambon le célébrant retire son manipule, et MC l'accompagne à l'ambon, après génuflexion. MC laissera le célébrant seul pour prêcher.
A la fin du sermon MC les ministres sacrés rejoignent le célébrant
au milieu de l'Autel.
Credo
Clac simple, les Ministres Sacrés se mettent derrière
le célébrant comme pour le Gloria. Au mot Deum, les
Ministres Sacrés s'inclinent et montent de chaque côté
du célébrant pour réciter avec lui le Credo. Après
l'intonation et la récitation du Credo, le célébrant
et les ministres redescendent, rejoints par MC, qui les accompagne à
la banquette. Le célébrant, aidé par les Ministres
Sacrés, s'assied, ces derniers se saluent, puis MC va chercher la
bourse, au niveau des yeux, l'ouverture vers l'avant, arrive devant le
D, qui avec lui s'incline, il lui donne la bourse, l'ouverture vers les
yeux du D, puis l'accompagne pour aller s'incliner profondément
devant le célébrant. Ils vont tous deux devant l'Autel, génuflectent,
MC aide le D à monter, puis le D déplie le corporal, rapproche
le Missel et génuflecte en haut des degrés, MC en bas des
degrés, puis le D va directement à la banquette, rejoint
par MC. Ensemble ils s'inclinent profondément devant le célébrant,
puis le D salue le SD et s'assoit. MC se met comme pour le Gloria. A la
fin du Credo, et au signe du MC, tous se lèvent, et le célébrant
et ses Ministres Sacrés se mettent à leur place devant l'Autel
pour la génuflexion ; le célébrant monte.
Offertoire
Au mot Oremus, D s'incline, et monte à la droite du célébrant ; SD génuflecte avec MC qui l'accompagne à la crédence. Là MC lui remet le voile huméral, puis SD prend le calice, MC le recouvre avec l'huméral, MC l'accompagne au côté Epître et, tandis que le SD monte déposer le calice, MC retourne à sa place. Il fait signe au premier acolyte qui prend le plateau sur lequel sont posées les deux burettes, puis se met, du côté Epître, perpendiculaire à l'Autel, monte, pose son plateau et redescend au même endroit, tout cela après que le SD ait déposé le calice sur l'Autel. Dès que le vin et l'eau ont été versés, les deux burettes revenues sur le plateau, l'ACO1 remonte, prend le plateau, et retourne à la crédence. Il dépose tout et se prépare à partir avec MC.
Le SD part avec la patène, que le voile huméral recouvre, et se met directement au milieu in plano. MC fait signe au TH qui s'avance de manière à arriver en même temps que MC à l'Autel. Ensemble ils s'inclinent profondément et montent pied droit en premier. Sur le plus haut degré le TH donne la navette au MC et ouvre son encensoir comme suit : l'anneau du bas que l'on remonte, la chaîne amovible que l'on retire, enfin on soulève l'ensemble des chaînes à la hauteur des mains du célébrant. Une fois la bénédiction finie le TH referme son encensoir et le donne au MC qui lui-même lui rend la navette et donne l'encensoir au D. Le TH descend immédiatement pour poser la navette.
MC part avec le TH, ils génuflectent, puis le TH rejoint le célébrant
; le MC prend le missel seulement quand le célébrant passe
du côté Epître, et le remet une fois que le célébrant
est passé du côté Evangile, puis il reste au missel.
Après le tour de l'Autel le TH se met à la droite du D.
Encensement
Une fois le célébrant encensé par le D, TH accompagne ce dernier qui va encenser le clergé, puis le SD, enfin le D rend l'encensoir au TH, et dès que le D est monté sur le premier degré il génuflecte, se retourne, et après inclination, TH l'encense comme il se doit (2x2). Ensuite TH, après la génuflexion derrière le SD, et après l'inclination, encense le MC (1x1), puis les ACO, un coup chacun, enfin les fidèles : en croix (un coup au milieu, un coup à gauche, un coup à droite). Ensuite le TH accompagne les CERO à la sacristie afin que ces derniers prennent leur cierge. Au Sanctus, le TH en tête, tous les CERO vont à l'Autel. Le TH retourne à la crédence.
Pendant ce temps, MC est donc à l'Autel du côté
Evangile et après son encensement, il devra rester à sa place
auprès du célébrant. Il doit veiller à ce que
tout se déroule normalement. MC répond à Orate
fratres, puis il indique la Secrète, et enfin la Préface.
Préface
Juste avant le Sanctus, MC fait signe au D et au SD descend se mettre à sa place, tandis que le D monte à droite du célébrant, et le SD à gauche. Après le Sanctus le SD redescend à la place qu'il avait avant, tandis que le D passe à gauche du célébrant apr&