Le Sacrement
de
Baptême
« En
vérité, en vérité, je te le dis,
nul, s’il ne renaît
de l’eau et du Saint-Esprit,
ne peut entrer
dans le royaume de Dieu ».
Saint
Jean, iii, 5.
© Copyright Salve Regina
Le baptême est le sacrement
qui efface le péché originel,
nous donne la vie surnaturelle,
et nous fait chrétiens,
c’est-à-dire
disciples de Jésus-Christ,
enfants de
Dieu et de l’Eglise.
|
D |
e même que la naissance est le premier acte qui nous
ouvre sur la terre les portes de l’existence ; de même le Baptême est, dans
l’ordre surnaturel, le premier acte qui nous introduit dans la vie de la grâce,
et le premier pas dans la voie du ciel.
Or, à la
différence de la naissance charnelle, qui nous jette dans la vie pour nous
pousser ensuite chaque jour brutalement vers la mort, la naissance spirituelle nous découvre les
perspectives infinies d’une vie glorieuse dont rien ne doit empêcher l’éternel
épanouissement.
Le Baptême est
le fondement de la vie spirituelle ; c’est le sacrement qui nous fait
chrétiens, c’est-à-dire disciples du Christ Sauveur ; enfin, c’est le rite qui
nous incorpore à l’Eglise.
Autrefois, au début du Carême, les
catéchumènes admis aux baptêmes de Pâques étaient inscrits au nombre des
“élus”.
Jadis, après un interrogatoire de l’évêque, on procédait à différents rites: exsufflation, signes de croix, imposition des mains, imposition du sel. Toutes ces cérémonies qui accompagnaient l’inscription des candidats se faisaient en dehors de l’église. Actuellement encore, elles doivent normalement se faire à l’extérieur.
·
Le prêtre interroge
l’enfant :
|
- N., que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? |
- N., quid
petis ab Ecclésia Dei ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
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R/ La Foi. |
R/ Fidem. |
|
- Que vous procure la Foi ? |
- Fides, qui
tibi præstat ? |
|
R/ La Vie
éternelle. |
R/ Vitam ætérnam. |
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- Si donc
vous voulez posséder la vie éternelle, observez les Commandements : Tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout
ton esprit, et ton prochain comme toi-même. |
- Si ígitur vis ad vitam íngredi, serva
mandáta. Díliges Dóminum Deum tuum ex toto corde tuo, et ex tota ánima tua,
et ex tota mente tua, et próximum tuum sicut teípsum. |
Le prêtre souffle trois fois sur le visage de l’enfant. Ce geste fut celui du Christ pour chasser le démon.
|
Sors de
cet(te) enfant, esprit impur, et cède la place à l’Esprit-Saint Paraclet. |
Exi ab eo (ea) immúnde spíritus, et da
locum Spirítui Sancto Paráclito. |
Ce signe de la croix est le sceau du Christ,
rappel de la rédemption, protection du chrétien. Il aidera le baptisé à rendre
témoignage au Christ.
Avec le pouce, le prêtre trace un signe de croix sur le front et
sur la poitrine de l’enfant, en disant :
|
Recevez
le signe de la Croix sur votre front
X et dans votre cœur X. Accueillez la Foi et ses
enseignements divins, et vivez de telle manière, que vous puissiez être
désormais le temple de Dieu. |
Accipe signum Crucis tam in fron Xte, quam in cor Xde, sume fidem cæléstium præceptórum : et talis esto móribus,
ut templum Dei jam esse possis. |
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Prions. |
Orémus. |
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Seigneur,
écoutez nos prières avec bonté : entourez constam-ment de votre
puissante protection N., votre Elu(e) que nous avons marqué(e) de la croix
du Seigneur. Faites qu’il (elle) garde les premiers éléments de la gloire
divine et que, par sa fidélité à vos commandements, il (elle) puisse
parvenir à la gloire de la nouvelle naissance. Par le Christ Notre-Seigneur. |
Preces nostras, quæsumus, Dómine,
cleménter exáudi : et hunc Eléctum tuum N. (hanc Eléctam tuam N.) Crucis
Domínicæ impressióne signátum |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Ce geste d’autorité symbolise la prise de possession par Dieu de l’enfant en même temps que l’appel à la grâce d’en haut.
Le prêtre pose la main sur la tête de l’enfant puis tient la main étendue, en disant :
|
Prions. |
Orémus. |
|
Dieu
tout-puissant et éternel, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, daignez
regarder votre serviteur (servante) N., que vous avez appelé(e) à la Foi.
Ecartez de lui (d’elle) tout aveuglement du cœur ; brisez tous les liens
par lesquels Satan le (la) tenait attaché(e). Ouvrez-lui la porte, Seigneur,
dans votre miséricorde : qu’imprégné(e) du sel, symbole de votre
sagesse, il (elle) ne soit pas atteint(e) par l’infection des passions
mauvaises, mais qu’au parfum de vos enseignements, il (elle) vous serve avec
joie dans votre Eglise, et qu’il (elle) progresse de jour en jour. Par le
Christ Notre-Seigneur. |
Omnípotens sempitérne Deus, Pater Dómini nostri Jesu Christi,
respícere dignáre super hunc fámulum tuum N., quem (hanc fámulam tuam N.,
quam) ad rudiménta fídei vocáre dignátus es : omnem cæcitátem cordis ab
eo (ea) expélle : disrúmpe omnes láqueos sátanæ, quibus fúerat
colligátus (-a) : áperi ei, Dómine, jánuam pietátis tuæ, ut, signo
sapiéntiæ tuæ imbútus (-a), ómnium cupiditátum fœtóribus cáreat, et ad
suávem odórem præceptórum tuórum lætus (-a) tibi in Ecclésia tua desérviat,
et profíciat de die in diem. Per eúmdem Christum Dóminum nostrum. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Le sel présage la saveur des aliments divins et préserve de la corruption des vices.
Le prêtre met donc dans la bouche de l’enfant un peu de sel bénit, en disant :
|
N.,
recevez le sel de la sagesse : qu’il vous purifie pour la vie éternelle. |
N.,
áccipe sal sapiéntiæ : propitiátio sit tibi in vitam ætérnam. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
|
La paix soit avec vous. |
Pax tecum. |
|
R/ Et avec
votre esprit. |
R/ Et cum spíritu tuo. |
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Prions. |
Orémus. |
|
Dieu de
nos pères, Dieu source de toute vérité, nous vous en prions et supplions de
regarder avec bonté votre serviteur (servante) N. qui vient de goûter ce
premier aliment sacré, le sel. Ne permettez pas qu’il (elle) reste plus
longtemps affamé(e) sans pouvoir se rassasier de la nourriture céleste.
Qu’il (elle) ait toujours la ferveur de l’esprit, qu’il (elle) soit
joyeux(-se) dans l’espérance, toujours zélé(e) à vous servir. Conduisez-le
(la), Seigneur, jusqu’au bain de la nouvelle naissance, afin que, selon
vos promesses, il (elle) obtienne avec vos fidèles les récompenses éternelles.
Par le Christ Notre-Seigneur. |
Deus patrum nostrórum, Deus univérsæ cónditor
veritátis, te súpplices exorámus, ut hunc fámulum tuum N. (hanc fámulam tuam
N.) respícere dignéris propítius, et hoc primum pábulum salis gustántem,
non diútius esuríre permíttas, quo minus cibo expleátur cælésti, quátenus sit
semper spíritu fervens, spe gaudens, tuo semper nómini sérviens. Perduc eum
(eam), Dómine, quæsumus, ad novæ regeneratiónis lavácrum, ut cum fidélibus
tuis promissiónum tuárum ætérna præmia cónsequi mereátur. Per Christum
Dóminum nostrum. |
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R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Cette première partie s’achève sur le souhait du baptême.
Autrefois, le mercredi de la quatrième semaine de Carême, avait lieu le « grand scrutin » : ensemble de cérémonies, fait à la fois de rites préparatoires et d’instructions : exorcisme, signes de croix, imposition des mains, explication de l’évangile, du Credo et du Pater.
Avant de consacrer l’enfant à Dieu par le
baptême, l’Eglise par ses exorcismes, en chasse le démon.
Le prêtre trace trois fois le signe de la croix sur l’enfant, en disant :
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Je t’exorcise, esprit impur, au nom du Père
et du Fils et du Saint-Esprit, va-t-en, retire-toi de cet(-te) enfant de Dieu
N. : Celui-là même, maudit, te le commande, qui marcha sur la mer et dont la
main puissante soutint Pierre qui enfonçait. |
Exorcízo te, immúnde spíritus, in nómine Pa Xtris, et Fí Xlii, et Spíritus
X Sancti, ut éxeas, et recédas ab hoc fámulo (hac fámula) Dei N. : Ipse
enim tibi ímperat, maledícte, damnáte, qui pédibus super mare ambulávit, et
Petro mergénti déxteram porréxit. |
|
Ainsi,
démon maudit, reconnais ton jugement et rends honneur au vrai Dieu vivant,
rends honneur à son Fils Jésus-Christ et à l’Esprit-Saint, et quitte cet(-te)
enfant de Dieu N., car Jésus-Christ notre Seigneur et notre Dieu a daigné
l’appeler aux eaux du baptême et à sa sainte grâce et bénédiction. |
Ergo, maledícte diábole, recognósce
senténtiam tuam, et da honórem Deo vivo et vero, da honórem Jesu Christo
Fílio ejus, et Spíritui Sancto, et recéde ab hoc fámulo (hac fámula) Dei N.,
quia istum (istam) sibi Deus et Dóminus noster Jesus Christus ad suam
sanctam grátiam, et benedictiónem, fontémque Baptísmatis vocáre dignátus
est. |
Le chrétien est consacré au Christ ; toute
emprise de Satan serait une profanation.
Le prêtre trace une croix sur le front de l’enfant, en disant:
|
Et ce
signe de la sainte Croix
X que nous traçons sur son
front, toi, démon maudit, n’aie jamais l’audace de le profaner, nous te l’ordonnons
par le Christ Notre Seigneur. |
Et hoc signum sanctæ Cru
X cis,
quod nos fronti ejus damus, tu, maledícte diábole, numquam áudeas violáre.
Per eúmdem Christum Dóminum nostrum. |
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R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Avant d’introduire l’enfant dans l’église, le prêtre lui impose une dernière fois la main, en demandant déjà pour lui toutes les grâces de la vie chrétienne :
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Prions. |
Orémus. |
|
Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant, auteur de
la lumière et de la vérité, j’implore votre éternelle et très sainte
miséricorde sur votre serviteur N. (servante N.), afin que vous daigniez
l’éclairer de votre lumière. Purifiez-le (la) et sanctifiez-le (la);
donnez-lui la véritable science, afin que, devenu(-e) digne de la grâce du
baptême, il (elle) garde une espérance ferme, un jugement droit et une
doctrine irréprochable. Par le Christ notre Seigneur. |
Ætérnam, ac justíssimam pietátem tuam
déprecor, Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus, auctor lúminis et
veritátis, super hunc fámulum tuum N. (hanc fámulam tuam N.), ut dignéris
eum (eam) illumináre lúmine intelligéntiæ tuæ : munda eum (eam), et
sanctífica : da ei sciéntiam veram, ut, dignus(‑a) grátia Baptísmi
tui efféctus(-a), téneat firmam spem, consílium rectum, doctrínam sanctam.
Per Christum Dóminum nostrum. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Pénétrer dans l’église est tout un symbole :
c’est “avoir part avec le Christ à jamais”.
Le prêtre met sur l’épaule
gauche de l’enfant l’extrémité de son étole, insigne de son autorité sacerdotale,
et l’introduit dans l’église, en disant :
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N.,
entrez dans la maison de Dieu, afin d’avoir part avec le Christ pour la vie
éternelle. |
N., ingrédere in templum Dei, ut hábeas
partem cum Christo in vitam ætérnam. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Le Credo - transmis par les apôtres - et le
Pater - reçu du Christ - sont la règle de la Foi et la prière du chrétien.
Entrés dans l’église, le
parrain et la marraine, au nom de l’enfant, récitent à haute voix avec le
prêtre le Credo et le Pater :
Je crois en
Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ; et en
Jésus-Christ, son Fils unique Notre Seigneur ; qui a été conçu du
Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie ; a souffert sous Ponce Pilate, a
été crucifié, est mort et a été enseveli ; est descendu aux enfers, est
ressuscité des morts le troisième jour ; est monté aux cieux, est assis à
la droite de Dieu le Père tout-puissant ; d’où il viendra juger les
vivants et les morts. Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Eglise catholique,
à la communion des Saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la
chair, à la vie éternelle. Ainsi soit-il.
Notre Père, qui êtes aux cieux, que votre Nom soit sanctifié ; que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laissez pas succomber à la tentation ; mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
Autrefois, dans la matinée du samedi saint, avait lieu un dernier
scrutin. Exorcisme solennel, rite de l’Ephpheta, renonciation à Satan et
onction de l’huile sainte.
Le démon est chassé du domaine qu’il usurpait
; le baptême fera de cet enfant le temple de Dieu.
Arrivé près de la chapelle où se trouvent les Fonts baptismaux, le prêtre fait un nouvel et solennel exorcisme :
|
Je t’exorcise, esprit
impur, qui que tu sois, au nom de Dieu
Xle
Père tout-puissant, et au nom de son Fils Jésus
X Christ, notre Seigneur et notre Juge, et par l’action du Saint
X Esprit ; retire-toi de cette créature de Dieu N., que notre
Seigneur daigne appeler en son saint temple, pour qu’il devienne lui-même le
temple du Dieu vivant et que le Saint-Esprit habite en lui. Je t’en donne
l’ordre par ce même Christ notre Seigneur, qui doit venir juger les vivants
et les morts et le monde par le feu. |
Exorcízo te, omnis spíritus immúnde, in nómine Dei
X Patris omnipoténtis, et in nómine Jesu
X Christi Fílii ejus, Dómini et Júdicis nostri, et in virtúte Spíritus
X Sancti, ut discédas ab hoc plásmate Dei N., quod Dóminus noster ad
templum sanctum suum vocáre dignátus est, ut fiat templum Dei vivi, et
Spíritus Sanctus hábitet in eo. Per eúmdem Christum Dóminum nostrum, qui
ventúrus est judicáre vivos et mórtuos, et sæculum per ignem. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Privilège
du chrétien : s’ouvrir à jamais aux choses de Dieu.
Le prêtre prend un peu de salive et en touche les oreilles et les narines de l’enfant, comme le fit Jésus lui-même pour guérir le sourd-muet :
|
Ephpheta,
c’est-à-dire ouvrez-vous. Pour respirer le parfum du Christ. |
Ephphéta, quod est, Adaperíre. In odórem
suavitátis. |
Renonciation au démon avant l’adhésion au
Christ.
A ce nouvel interrogatoire, le prêtre interroge, le parrain et la marraine répondent :
·
Le prêtre interroge
l’enfant :
|
- N., renoncez-vous à Satan ? |
- N.,
abrenúntias sátanæ ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
|
R/ J’y
renonce. |
R/ Abrenúntio. |
|
- Et à toutes les œuvres de Satan ? |
- Et ómnibus
opéribus ejus ? |
|
R/ J’y
renonce. |
R/ Abrenúntio. |
|
- Et à toutes ses séductions ? |
- Et ómnibus
pompis ejus ? |
|
R/ J’y
renonce. |
R/ Abrenúntio. |
Il s’agit de l’onction prébaptismale.
Avec l’huile des catéchumènes, le prêtre fait ensuite une onction en forme de croix sur la poitrine et entre les épaules de l’enfant, en disant :
|
Je vous oins
X de l’huile du salut, dans
le Christ Jésus notre Seigneur, pour que vous ayez la vie éternelle. |
Ego
te línio
X óleo salútis in Christo Jesu Dómino nostro, ut hábeas vitam ætérnam. |
|
R/ Ainsi
soit-il. |
R/ Amen. |
Enfin, le samedi saint dans la soirée, au
moment où l’Eglise commençait les solennités de Pâques, les catéchumènes
faisaient leur profession de foi.
Puis, au cours de la nuit pascale, on
plongeait les catéchumènes dans les fonts baptismaux, et après l’onction du
saint chrême, on leur donnait la robe blanche et le cierge allumé.
Le prêtre dépose l’étole violette et prend l’étole blanche ; il pénètre dans le baptistère avec le parrain, la marraine et l’enfant.
La profession de foi reprend les principaux
articles du symbole : Dieu en ses trois personnes, la rédemption dans le
Christ, la destinée sublime des baptisés.
Au Père :
·
Le prêtre :
|
- N., croyez-vous en Dieu le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre ? |
- N., credis
in Deum Patrem omnipoténtem, Creatórem cæli et terræ ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
|
R/ Je crois. |
R/ Credo. |
Au Fils :
·
Le prêtre :
|
- Croyez-vous en Jésus-Christ son Fils unique,
notre Seigneur, qui est né et qui a souffert la passion ? |
- Credis in
Jesum Christum, Fílium ejus únicum, Dóminum nostrum, natum et passum ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
|
R/ Je crois. |
R/ Credo. |
Au Saint-Esprit :
·
Le prêtre :
|
- Croyez-vous aussi en
l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à
la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie
éternelle ? |
- Credis et in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam cathólicam,
Sanctórum communiónem remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem, et
vitam ætérnam ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
|
R/ Je crois. |
R/ Credo. |
Invitation
au baptême.
·
Le prêtre :
|
- N., voulez-vous être baptisé ? |
- N., vis
baptizári ? |
·
Le parrain et la marraine
répondent :
|
R/ Oui, je
le veux. |
R/ Volo. |
Ensevelis avec Jésus par le baptême en sa
mort, nous ressuscitons avec lui à une vie nouvelle nous dit saint Paul.
Le parrain et la marraine tenant l’enfant, le prêtre verse par trois fois, en forme de croix, de l’eau baptismale sur la tête de l’enfant. En même temps, il prononce les paroles sacramentelles :
|
- N., je vous
baptise au nom
du
X
Père et du
X Fils
et du Saint
X
Esprit. |
- N., ego te baptízo
in nómine PaXtris
et FíXlii et
Spíritus
X Sancti. |
Le baptême fait de nous les membres du
Christ, l’Oint par excellence ; Christ signifie “celui qui a reçu l’onction”.
Le prêtre oint la tête de l’enfant avec le saint Chrême, en disant :
|
Que le
Dieu tout-puissant, Père de Jésus-Christ notre Seigneur, qui vous a fait
renaître de l’eau et de l’Esprit-Saint, et qui vous a donné remise de tous
les péchés, vous imprime lui-même
X l’onction du chrême du
salut, en ce même Jésus-Christ, notre Seigneur, pour la vie éternelle. |
Deus omnípotens, Pater Dómini nostri Jesu Christi, qui te regenerávit ex aqua et Spíritu Sancto, quique dedit tibi remissiónem ómnium peccatórum, ipse te líniat |