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Liturgie
Sacrements

 

 

 

La Messe
des
Funérailles

 

 

 

 

 

 

 

 

« Donnez-leur le repos éternel, ô Seigneur,                             
                             et que pour eux brille à jamais votre lumière
».

 

 

 

 



X

La  levée  du  corps

 

A l’entrée de l’église, le prêtre asperge le corps d’eau bénite et récite le psaume cxxix, De profundis, avec son antienne Si iniquitates.

 

     Ant. : Si iniquitátes obser­váveris, Dómine : Dómine, quis sustinébit ?

  Ant. : Si vous retenez les fautes, Seigneur : Seigneur, qui donc subsis­tera ?

     De profúndis clamávi ad te, Dómine :* Dómine, exáudi vocem meam.  

  Des profondeurs, je crie vers vous, Seigneur, Seigneur écoutez mon appel.

Fiant aures tuæ inten­déntes,* in vocem depre­catiónis meæ.  

Que votre oreille se fasse attentive au cri de ma prière.

Si iniquitátes observáveris, Dómine :* Dómine, quis sustinébit ?    

Si vous retenez les fautes, Seigneur : Seigneur, qui donc subsistera ?

Quia apud te propitiátio est :* et propter legem tuam sustínui te, Dómine.

Mais près de vous se trouve le pardon, et à cause de votre Loi, j’espère ne Vous, Seigneur.

Sustínuit ánima mea in verbo ejus :* sperávit ánima mea in Dómino.    

J’espère dans le Seigneur, mon âme espère en sa parole.

A custódia matutína usque ad noctem :* speret Israël in Dómino.       

Mon âme attend le Seigneur, plus que les veilleurs l’aurore; qu’Israël espère dans le Seigneur.

Quia apud Dóminum misericórdia :* et copiósa apud eum redémptio.  

Puisqu’auprès du Seigneur est la grâce, près de lui l’abondance du rachat.

Et ipse rédimet Israël,* ex ómnibus iniquitátibus ejus.

C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Réquiem ætérnam * dona ei, Dómine.

Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel.

Et lux perpétua * lúceat ei.

Et que sur lui brille à jamais votre lumière.

Ant. : Si iniquitátes obser­váveris, Dómine : Dómine, quis sustinébit ?

Ant. : Si vous retenez les fautes, Seigneur : Seigneur, qui donc subsis­tera ?

 

Le prêtre entonne l’antienne Exsultabunt :


Les os humiliés tressailleront dans le Seigneur.

 

Puis le chantre commence le psaume L, Miserere poursuivi par le choeur :

Ayez pitié de moi mon Dieu, selon votre grande miséricorde,


Et secúndum multitúdinem mi­seratiónum tuárum,* de­le ini­quitátem meam.

Et selon la multitude de vos miséricordes, effacez mon iniquité.

Amplius lava me ab iniquitáte mea :* et a peccáto meo munda me.

Lavez-moi encore davantage de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché.

Quóniam iniquitátem me­am ego cognósco :* et peccátum meum contra me est semper.

Car j’ai conscience de mon iniquité, et mon péché est toujours devant moi.

Tibi soli peccávi, et malum coram te feci :* ut justi­ficéris in sermónibus tuis, et vincas cum judicáris.

J’ai péché contre vous seul, j’ai fait le mal devant vous ; aussi êtes-vous juste dans vos sentences, souverain dans vos jugements.

Ecce enim in iniquitátibus concéptus sum :* et in peccátis concépit me mater mea.

Car voici que j’ai été conçu dans l’iniquité, que ma mère m’a conçu dans le péché.

Ecce enim veritátem dile­xís­ti :* incérta et occúlta sapiéntiæ tuæ manifestásti mihi.

Vous aimez la vérité ; les plus profonds mystères de votre sagesse, vous me les avez révélés.

Aspérges me hyssópo, et mundábor :* lavábis me, et super nivem dealbábor.

Vous m’aspergerez avec l’hysope, et je serai purifié; vous me laverez, et je serai plus blanc que la neige.

Audítui meo dabis gáudium et lætítiam :* et exsul­tábunt ossa humiliáta.

Vous me ferez entendre des paroles de joie et d’allégresse, et mes os brisés tressailleront.

Avérte fáciem tuam a peccátis meis :* et omnes iniquitátes meas dele.

Détournez les yeux de mes fautes, effacez toutes mes souillures.

Cor mundum crea in me, Deus :* et spíritum rectum ínnova in viscéribus meis.

Créez en moi, mon Dieu, un cœur pur; créez au plus profond de mon être un esprit de droiture.

Ne projícias me a facie tua :* et spíritum sanctum tuum ne áuferas a me.

Ne me chassez pas de votre présence; ne me retirez pas votre esprit de sainteté.

Redde mihi lætítiam salu­táris tui :* et spíritu prin­cipáli confírma me.

Rendez-moi la joie de votre salut, et raffermissez-moi dans ma première ferveur.

Docébo iníquos vias tuas :* et ímpii ad te converténtur.

J’enseignerai vos voies aux méchants, et les impies reviendront à vous.

Líbera me de sanguínibus, Deus, Deus salútis meæ :* et exsultábit lingua mea justí­tiam tuam.

Délivrez-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu mon sauveur; et ma langue publiera votre justice.

Dómine, lábia mea apé­ries :* et os meum annun­tiábit lau­dem tuam.

Seigneur, ouvrez mes lèvres, et ma bouche chantera vos louanges.

Quóniam si voluísses sacri­fícium, dedíssem úti­que :* holocáustis non delectá­be­ris.

Si vous aviez voulu un sacrifice, je vous l’aurais offert; mais vous ne prenez pas plaisir aux holocaustes.

Sacrifícium Deo spíritus contri­bulátus :* cor contrí­tum et humiliátum, Deus, non despícies.

Le sacrifice qui plait à Dieu, c’est l’âme brisée; le cœur broyé et humilié, Seigneur, vous ne le dédaignez pas.

Benígne fac, Dómine, in bona voluntáte tua Sion :* ut ædificéntur muri Jerúsalem.

Comblez Sion des dons de votre bienveillance, Seigneur, afin que se relèvent les murs de Jérusalem.

Tunc acceptábis sacri­fícium justítiæ, oblatiónes et holo­cáusta :* tunc im­pó­nent super altáre tuum vítulos.

Alors vous accepterez des sacrifices de justice, les oblations, les holocaustes; alors on immolera de jeunes taureaux sur votre autel.

Réquiem ætérnam * dona ei, Dómine.

Donnez-lui, Seigneur, le repos éternel.

Et lux perpétua * lúceat ei.

Et que sur lui brille à jamais votre lumière.

 


 

Les os humiliés tressailleront dans le Seigneur

 

En entrant dans l’église, on chante le répons subvenite :

Venez, saints de Dieu, ac­courez, anges du Seigneur : Prenez son âme et pré­sentez-la de­vant la face du Très-Haut. Que le Christ qui vous a appelé vous reçoive, et que les anges vous condui­sent dans le sein d’Abra­ham. Prenez… Donnez-lui, Seigneur,…

 

Ensuite, le Prêtre se revêt de la chasuble noire et monte à l’autel.

 

 

 

œ  La  Messe 

 

Première partie : l’Enseignement

 

            Alors que le Prêtre récite tout bas les premières prières tout en s’accusant d’avoir péché, la schola chante l’Introït Requiem æternam. Cette prière donne l’esprit de la Messe des funérailles.

 

 

·      Introït : iv Esdr.ii ; Ps. lxiv.



Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que pour eux luise à jamais votre lumière.
Ps. A vous, sied la lou­an­ge, ô Dieu, dans Sion ; en votre hon­neur, on ac­quitte des vœux en Jé­ru­salem : écou­tez ma prière, vous vers qui va tout être de chair.   
Donnez-leur, Seigneur,…


 


Les fidèles, quant à eux, chantent en alternance avec la Schola le Kyrie, reste d’une antique litanie, supplication et demande de pardon toute emprunte de joie.

 

·       Kyrie : La Schola commence et nous reprenons en alternant avec elle :

 

A Dieu le Père qui nous a créés :

 

   Seigneur, ayez pitié de nous.

   Seigneur, ayez pitié de nous.

 

    Seigneur, ayez pitié de nous.

 

                A Dieu le Fils qui nous a rachetés :

 

                 Christ, ayez pitié de nous.

                 Christ, ayez pitié de nous.

                 Christ, ayez pitié de nous.

 

Au Saint-Esprit qui nous sanctifie :  

 

                       Seigneur, ayez pitié de  nous.

                       Seigneur, ayez pitié de  nous.

           Seigneur, ayez pitié de nous.

 

 

 Attirant l’attention des fidèles - dont il est à l’autel le représentant -, le Prêtre se retourne vers eux pour qu’ils s’unissent à la prière adressée à Dieu :

 

·      Collecte :

Deus, cui próprium est miseréri semper et párcere, te súpplices exorámus pro ánima fámuli tui N. (fámulæ tuæ N.), quam hódie de hoc sæculo mi­gráre jussísti : ut non tra­das eam in manus inimíci, neque obliviscáris in finem, sed júbeas eam a sanctis Angelis súscipi, et ad pá­triam paradísi per­dúci; ut, quia in te sperávit et crédi­dit, non pœnas inférni sus­tíneat, sed gáudia ætér­na possí­deat. Per Dómi­num nostrum Jesum Chris­tum Fí­lium tuum : qui te­cum vivit et regnat in uni­táte Spíritus Sancti Deus per omnia sæcula sæcu­lo­rum.

Ô Dieu, qui par nature êtes à jamais  miséricordieux et clément, nous vous adressons notre suppliante prière pour l’âme de votre serviteur N. (servante N.) que vous avez aujourd’hui rappelée de ce monde : ne la livrez pas aux mains de l’ennemi; ne la con­dam­nez pas à l’oubli à jamais; que sur votre ordre, au contraire, elle soit reçue par les saints anges et conduite à la patrie du paradis; et qu’ayant mis en vous son espoir et sa foi, elle n’ai pas à subir les peines de l’enfer, mais obtien­ne en partage les joies éternelles. Par Jésus-Christ votre fils, notre Seigneur, lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles.

R/ Amen.

R/ Ainsi soit-il.

 

 

Le Prêtre lit alors l’Epître :  I Thess.iv,13-18.

 

Epître : Lectio Epistolæ béati Pauli Apostoli ad Thessalonicenses…

 


  « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez igno­rants au sujet des morts; il ne faut pas que vous vous déso­liez comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Puisque nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui. Voici en effet ce que nous avons à vous dire, sur la parole du Seigneur. Nous, les vivants, nous qui serons encore là pour l’Avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui seront endormis. Car lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l’archange et la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts qui sont dans le Christ ressusciteront en premier lieu; après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours. Réconfortez-vous donc les uns les autres de ces pensées ».


 

 

Alors que la Schola chante le Graduel, le Trait et la Séquence, le Prêtre se prépare à la proclamation de l’Evangile.

·      Graduel : iv Esdr.ii,34-35 & Ps. cxi,7.



Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que sur eux brille à jamais votre lumière.

 

V/ Dieu se souviendra du juste pour l’éternité : il n’aura rien à craindre de la sentence funeste.


 

·      Trait :



Délivrez, Seigneur, les âmes de tous les fidèles défunts des liens de leurs péchés.

 

V/ Et que, par votre grâce,



elles méritent d’échapper à la sentence de condamna­tion.

 

V/ Et de goûter éter­nellement le bonheur de vivre dans votre lumière.


·      Séquence : Dies iræ.

 


1. Jour de co­lère, que ce jour-là, qui réduira le monde en cen­dres, comme en témoignent Da­vid et la Sibylle. 2. Ah ! Quelle terreur régnera, lorsque le Juge apparaîtra pour tout trancher avec rigueur. 3. La trompette au son terrifiant, jetant l’appel par­mi les tom­bes, nous pous­sera tous devant Dieu. 4. La mort, comme la nature sera dans la stu­peur, quand surgi­ra la créature, tenue de répondre à son Juge !


 


5. Le livre achevé sera lu, où tout se trouve consigné pour ouvrir le procès du mon­de. 6. Lors donc que siègera le Juge, tout secret se révé­lera, et rien ne restera dans l’im­punité. 7. Que dirai-je alors, mal­heu­reux ? A quel avocat recourir, si le juste à peine résiste. 8. Ô Roi, redou­table en ma­jesté qui sauvez par pure bonté ceux qui doivent être sauvés, sau­vez-moi, source de miséricorde. 9. Sou­venez-vous, miséricordieux Jésus, que je suis la cause de votre ve­nue dans le mon­de, ne me per­dez pas en ce jour ! 10. Votre fatigue à me chercher, votre croix pour me ra­cheter : qu’une tel labeur ne reste pas sans fruit. 11. Ô juste Juge du châ­timent, accordez-moi grâce et pardon, avant le jour de réddition.  12. Comme un coupable, je gémis ;


J’ai péché, mon front en rougit ; ô Dieu, épargnez-moi qui vous supplie.