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Allocution du Pape Paul VI à l’audience générale du 26/11/1969 « Nous voulons encore une fois vous inviter à réfléchir sur cette nouveauté que constitue le nouveau rite de la Messe… Nouveau rite de la Messe ! C’est là un changement qui affecte une vénérable tradition multiséculaire… » Le nouveau rite de la messe a ébranlé de fond en comble le noble et majestueux édifice de la liturgie romaine, et dans la langue qui lui est propre et plus radicalement encore dans les formules doctrinales et les rites qui lui sont essentiels. La négation d’un rite plus que millénaire ne peut s’accomplir sans consentir à la perte des plus précieuses richesses de l’Eglise. Le novus ordo, n’en déplaise à Dom Oury ne représente plus la tradition liturgique romaine, bien qu’il conserve le canon romain modifié, qui disparaît en fait sous le nombre de plus en plus croissant des nouvelles prières eucharistiques. Dans son discours du 26 Novembre 1969 Paul VI faisait lui-même une distinction entre le nouveau rite et le missel romain. |
Mais il faut cependant noter que le rite traditionnel n’a pas pu être abrogé. En effet en vertu de l’article 30 du canon de 1917, le rite traditionnel ne pouvait pas être abrogé par la nouvelle législation de Paul VI. Pour être efficace une telle abrogation aurait du être appuyée sur les motifs les plus sérieux clairement manifestés, intimée dans la forme juridique appropriée (expressis verbis) et dûment sanctionnée. En outre, même en présence d’une abrogation parfaite, du point de vue légal, du rite de saint Pie V, une résistance morale à cette abrogation par attachement profond (et non point simplement sentimental) à l’ancienne liturgie romaine, non réformée mais restaurée par saint Pie V, demeurerait tout à fait légitime, à cause du droit à l’existence de cette tradition liturgique, droit acquis, confirmé et rendu pratiquement inviolable par plus de quinze siècles d’exercice ininterrompu.
Il existe en effet un droit liturgique des fidèles auquel on n’a pas assez fait attention. Le pionnier du droit liturgique fut Dom Prosper Guéranger. Dans ses Institutions Liturgiques il inséra en appendice un traité de droit liturgique. Pour illustrer le droit liturgique des fidèles, Dom Guéranger raconte comment les milanais défendirent leur rite ambrosien : ils s’opposèrent – jusqu’à la guerre civile – à deux abrogations qu’avaient décrétés en bonne et due forme les souverains pontifes Nicolas II et Eugène IV . Rome, commente-t-il, su reconnaître la légitimité de cette résistance et s’inclina devant les justes revendications des milanais.
Nous vous présentons ici les principales études existantes à ce jour.